Pensée

"Le monde n'est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu'il est devenu objet de dialogue." HANNAH ARENDT

Mardi 23 juin 2009
Après seize semaines de blocage de certaines facultés, quel bilan tirer des désordres convulsifs qui ont agité le petit monde de l'université, largement soutenu par l'univers politico-médiatique, et ont gâché une bonne partie de l'année scolaire de nombreux étudiants ? Commençons par l'élément déclencheur qui est à l'origine de cette agitation, la modification par Madame Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, d'un décret de 1984 régissant le statut des " enseignants - chercheurs ". Ainsi modifié, ce texte obscur remet en cause la répartition du travail des professeurs et maîtres de conférence entre enseignement et recherche, en obligeant ceux ne faisant aucune recherche, ou n'en faisant pas assez, à effectuer un nombre de cours supérieur. La disposition la plus contestée concerne l'obligation " d'évaluer " chaque année le travail d'un professeur ou d'un maître de conférence, prévoyant le processus de cette évaluation et donnant au Président de chaque université le dernier mot dans ce processus, qui aboutit à la promotion, ou non, de tel professeur ou maître de conférence. On le voit : le véritable motif de toute cette agitation est largement, pour ne pas dire uniquement, "corporatiste" ; entendons par là qu'il s'agit de défendre les intérêts étroits d'une catégorie de personnel au détriment de l'intérêt général. Mais en réalité, la raison principale de cette agitation, c'est l'autonomie des Universités découlant de la loi dite L.R.U. ( Libertés et responsabilités des universités ) votée en 2007, et entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Cette loi améliore l'autonomie des universités et leur offre, en particulier, la gestion directe de leurs budgets et de leurs ressources humaines. Elle aurait donc dû, en bonne logique, être applaudie par les enseignants ! On critique depuis si longtemps le centralisme qui oblige toutes les universités françaises à suivre le même programme et les mêmes méthodes ! Seulement voilà : qui dit autonomie de gestion signifie qu'il y aura des bonnes et des moins bonnes universités, voire des mauvaises… Fini l'égalité, ou plutôt la prétendue égalité ! Car à qui fera-t-on croire que le directeur des Ressources Humaines d'une entreprise, en étudiant une candidature, considère les diplômes délivrés par une université comme ayant la même valeur que ceux d'une autre université ? Mais, au fond, cette affaire est politique. Il s'agissait, à la veille des élections européennes, de manifester l'hostilité du monde enseignant au gouvernement et de faire le plus de mal possible au président Sarkozy, dont la popularité baisse et qui a déjà fort à faire avec la crise économique et financière. L'idéal pour les agitateurs qui manipulaient les étudiants aurait été de faire reculer le gouvernement en l'obligeant à retirer ou à abroger ces textes. Pour une fois - ce n'est pas souvent le cas, comme chacun sait - saluons le courage du gouvernement et notamment de Madame Pécresse ! A part quelques amendements de détail et la promesse qu'il n'y aurait pas de suppression de postes cette année, l'essentiel des textes est demeuré intact. Et surtout, la revendication insensée d'accorder les diplômes sans examen, ou après un " examen bidon ", a été rejetée. Il n'empêche que le blocage de certaines universités a été grandement dommageable pour les étudiants. Ils ont perdu un temps précieux qu'ils vont devoir rattraper comme ils peuvent ; certains vont devoir sacrifier leurs stages et jobs d'été pour préparer leurs examens et les diplômes délivrés par certaines Facultés seront encore un peu plus dévalués. Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Quels que soient les mérites des réformes décidées et mises en place par Madame Pécresse, elles ne peuvent suffire à améliorer en profondeur la situation des universités. Celles-ci sont minées, plus que toutes autres administrations, par l'idéologie égalitariste et la massification qui en résulte. Il faut en finir avec l'idée que tout le monde peut faire des études supérieures et que le baccalauréat est la porte d'entrée à l'université. La chose la plus simple serait d'instituer, dans chaque faculté, une année préparatoire obligatoire, un peu semblable à l'année " propédeutique " que nous avons connue, qui aurait pour double mission d'approfondir, et au besoin, d'enseigner, toutes les connaissances "indispensables" que les nouveaux bacheliers n'ont pas acquises dans l'enseignement secondaire et dont l'examen de fin d'année servirait de concours d'accès pour les années suivantes. Il n'empêche que le blocage de certaines universités a été grandement dommageable pour les étudiants. Ils ont perdu un temps précieux qu'ils vont devoir rattraper comme ils peuvent ; certains vont devoir sacrifier leurs stages et jobs d'été pour préparer leurs examens et les diplômes délivrés par certaines Facultés seront encore un peu plus dévalués. Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Quels que soient les mérites des réformes décidées et mises en place par Madame Pécresse, elles ne peuvent suffire à améliorer en profondeur la situation des universités. Celles-ci sont minées, plus que toutes autres administrations, par l'idéologie égalitariste et la massification qui en résulte. Il faut en finir avec l'idée que tout le monde peut faire des études supérieures et que le baccalauréat est la porte d'entrée à l'université. La chose la plus simple serait d'instituer, dans chaque faculté, une année préparatoire obligatoire, un peu semblable à l'année " propédeutique " que nous avons connue, qui aurait pour double mission d'approfondir, et au besoin, d'enseigner, toutes les connaissances "indispensables" que les nouveaux bacheliers n'ont pas acquises dans l'enseignement secondaire et dont l'examen de fin d'année servirait de concours d'accès pour les années suivantes. Troisième mesure : pousser les jeunes vers les sciences. En examinant les chiffres ci-dessus, vous remarquerez que le nombre des étudiants dans les facultés de sciences représente seulement 20 % du nombre total d'étudiants dans les matières générales. Ceci montre une désaffection désastreuse pour l'avenir de notre pays, et notamment de son industrie, qui d'ailleurs se traduit déjà dans le faible nombre de brevets déposés par nos inventeurs et de prix Nobel attribués à nos chercheurs dans les matières scientifiques. Notre ami le Professeur François - Georges Dreyfus, fait remarquer dans le dernier numéro de “La Nouvelle Revue Universelle" que si la France est en très bonne position pour les prix Nobel de littérature, il en va autrement pour les sciences pures. En un siècle, la France compte 13 prix Nobel de Physique ( alors que l'Angleterre et l'Allemagne en comptent chacune 20 ) et 8 prix Nobel de Chimie, alors que l'Angleterre en compte 26 et l'Allemagne 27. Et le Professeur Dreyfus ajoute que la France est le pays qui dépense le plus pour l'enseignement scolaire (école, collège et lycées) et le moins pour l'enseignement supérieur et la recherche. Il fait remarquer qu'en "diminuant de 15 % les crédits alloués à l'enseignement scolaire et en les mettant au niveau des budgets des autres grands pays, on pourrait augmenter sensiblement le budget de l'enseignement supérieur." Mais, ajoute-t-il, "le poids du SNI et du SNES empêche le SNE'Sup de concourir à une solution de ce genre"… On le voit : des solutions existent, mais ces messieurs des syndicats y font obstacle
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : L'Actualité Politique
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Jeudi 18 juin 2009
Rappelez-vous ! C’était le 27 juin 1962 : dans une ultime émission pirate, le speaker de l’OAS annonça d’une voix brisée : « Notre combat est sans espoir et sans solution. Tout est fini. Adieu Algérie ! »… et il éclata en sanglots. Fini !… Oui… Fini ! Tout était fini. La page de l’OAS était tournée et en cet instant d’extrême émotion, ce furent des milliers d’Européens qui pleurèrent dans un même chagrin. Si officieusement l’OAS n’existait déjà plus, officiellement elle déposa les armes ce 27 juin 1962. Son aventure était historiquement terminée. Le temps du combat s’était achevé, tandis que pour la plupart commençait le temps de l’exil ou celui des prisons… En déclenchant le feu et le sang, on a dit que ces commandos de l’OAS étaient des irréductibles, voire, des factieux. C’est faux ! Ils étaient tout simplement des désespérés et leurs objectifs n’ont jamais dépassé les termes d’un refus fondamental. Il ne s’agissait pas pour l’Organisation de « prendre le pouvoir » comme l’affirmaient sans relâche les autorités à court d’argument crédible, ni d’imposer un certain type de régime, il s’agissait essentiellement d’empêcher la constitution d’un Etat National Algérien Indépendant, de briser le mécanisme des négociations engagées entre le gouvernement de la V° République et le GPRA, de s’opposer à la fois à la politique d’abandon menée par de Gaulle et de poursuivre la lutte contre le FLN. L’Organisation Armée Secrète est née au début de 1961, en Espagne, dans un groupuscule où apparaissent le général Salan, Lagaillarde, Susini, le docteur Lefèvre… C’est après l’effondrement du putsch, d’avril 1961, qu’elle devait atteindre à la notoriété en Algérie et devint vraiment active qu’au lendemain de cette chose extraordinaire qui ne fut qu’une vaste fumisterie : la trêve « unilatérale » décidée par Paris et qui permit aux rescapés de l’Armée de Libération Nationale (A.L.N) de reprendre la population en main aussi bien dans les campagnes que dans les centres urbains. Attentats, égorgements, mutilations se multipliaient. Devant les cadavres des égorgés et les visages grimaçants des mutilés, toute velléité de résistance s’effondrait. Le ressort se brisait. Les Musulmans fidèles à la France étaient les premières victimes ; la peur, peu à peu, les menait dans les rangs du FLN. Pour encourager ce processus, Le gouvernement gaulliste annonça une nouvelle « mesure positive » (sic) : 2297 autres libérations de détenus FLN et 32 millions de Francs de crédits nouveaux !… Encouragés, les tueurs du FLN sévirent désormais en toute impunité… La moyenne quotidienne des attentats passa de 20 à 37 et les manifestations avec slogans et drapeaux verts et blancs se multiplièrent… Chez les Européens, la colère montait : « Voilà le résultat de leurs négociations. La grande Zohra (surnom donné à de Gaulle) est tout juste bonne à interrompre les offensives de l’armée et à nous laisser assassiner par les fellaghas. Ca ne se passera pas comme ça ! » Et aux quatre coins du pays, on battait le rappel des bonnes volontés. On s’organisait pour lutter à la fois contre le FLN et l’ennemi gaulliste. Les effectifs de l’OAS ne cessaient de gonfler… Le 30 juin 1961, de Gaulle mit le feu aux poudres. En réponse à cette colère et à la popularité sans cesse croissante de l’OAS, il fit connaître sa décision de rapatrier en Métropole la 11e Division Légère d’Intervention, constituée en parti d’éléments parachutistes ayant participé au putsch et de la remplacer par… cinq compagnies de CRS métropolitaines, afin de réprimer dans les villes le « soulèvement » des Européens. Dans toute l’Algérie les murs se couvrirent d’affiches : « L’OAS veille »… « Aux armes citoyens ! » Répliquant au FLN, qui contrôlait les quartiers arabes par une organisation politico-administrative parallèle, l’OAS allait structurer les villes européennes. D’un côté flottait le drapeau vert et blanc marqué de l’étoile et du croissant rouge, de l’autre, côte à côte, le drapeau tricolore et le pavillon noir de l’OAS… « De Gaulle veut notre mort ! » Ce fut le cri de guerre et de désespoir d’un million d’Européens qui, las d’apprendre le massacre de familles françaises, s’organisèrent en commando. Les magasins arabes flambèrent à leur tour, le plastic détruisit des bains maures. Les affrontements, les combats de rues se multiplièrent sans que les forces de l’ordre arrivent à juguler cette flambée de violence. L’Algérie entière était déchaînée. Les « stroungas » explosaient partout et aux grenades lancées dans les tramways et les autobus par le FLN, répondaient les mitraillages des cafés maures. Partout du sang, des morts qu’on enjambait dans les rues sans même un instant d’émotion. La folie s’était emparée de ce pays autrefois si paisible et si heureux. De nouveau la presse se déchaîna qualifiant de « monstrueux » les attentats commis contre les Musulmans. Elle baptisa de « ratonnades » ces actions inconsidérées et elle affirma sans vergogne que « les tueurs nazis de l’OAS se livraient au racket et au massacre sur les Musulmans et les « patriotes » gaullistes ! » Faute de protection de l’armée ou de la police, la foule se faisait justice elle-même appliquant la loi du talion, condamnable par son aveuglement, mais explicable par les souffrances endurées depuis sept années. On oubliait la terreur qui avait régné depuis si longtemps, on ne se souvenait plus des charniers de Mélouza et d’El- H alia, des bombes du stade d’El-Biar et du casino de la Corniche, on ne prêtait aucune attention aux grenades qui explosaient chaque jour dans les cafés, les écoles, aux arrêts d’autobus, dans les quartiers européens, on feignait d’ignorer les enlèvements qui se multipliaient dans tous les coins du territoire, les égorgements et les viols. Seuls importaient les ratonnades que le journaliste, Yves Lavoquer, comparait aux « pogroms de la Russie tsariste et aux massacres nazis » !… Cependant, sourds aux cris des hyènes et des chacals, dans un pays désormais ravagé par la guerre civile, des hommes résistaient. Effarent paradoxe que ce conflit qui, dans sa nouvelle et ultime phase, voyait des Français se dresser contre d’autres Français pour sauvegarder une parcelle de terre française… Sans uniformes, sans moyens militaires, sans autres armes que de fortune, n’ayant en commun que leur volonté de vivre et de mourir sur la terre de leurs ancêtres, ces combattants là, menaient un combat héroïque et sans espoir. Combat chaotique, désespéré, mortel, mais si efficace qu’il semait l’angoisse et la crainte dans les plus hautes sphères… et que la fatalité des circonstances précipitera vers un dénouement tragique L’OAS était une révolte : révolte des habitants de toute une province qui se sentaient abandonnés par la mère Patrie et qui se voyaient placés dans l’alternative suivante : quitter leur sol natal et devenir des déracinés ou rester sur place pour subir les spoliations et les vengeances, le couteau, la balle et la hache. Et qui formait ses rangs, sinon des hommes courageux, le plus souvent des humbles qui n’avaient ni privilège à défendre, ni fortune à sauver ? L’OAS, c’était à la fois, le combattant de l’ombre, l’enfant qui collait une affiche et mourait le pinceau à la main, le vieillard qui guettait et sifflait à l’entrée d’un quartier pour avertir de l’arrivée des « forces de l’ordre », la ménagère qui transportait des tracts dans son panier en allant au marché et ces familles qui hébergeaient les légionnaires du 1er REP après la dissolution de cette prestigieuse unité. Elle était une armée d’ombres, l’armée miraculeuse de l’amour et du malheur. Elle représentait, pour la population d’Algérie, le dernier espoir et l’ultime recours contre un désespoir passionnel. C’était la bouée de sauvetage à laquelle le naufragé tente de s’accrocher. Ce sigle représentait un idéal de combat contre le déracinement et contre la honte. Il n’avait aucun caractère politique, puisque spécifiquement charnel. Un des fondateurs –sinon le père de l’OAS- avait écrit dans l’Echo d’Alger, le 6 décembre 1957 : « L’insurrection, pour l’Algérie française est l’insurrection légitime ! »… L’auteur de cette phrase n’était autre que Michel Debré, Premier ministre de de Gaulle. Ces hommes se battaient non par ambition, non par intérêt, mais parce qu’un sentiment sur lequel aucun raisonnement n’avait de prise -l’attachement profond à la terre natale- les avait conduit à la révolte. L’OAS c’était, comme l’a écrit Alain Peyrefitte, « le sursaut d’un peuple qui ne veut pas mourir ». Ils ne se demandaient pas, ils ne se demandaient plus où était leur Patrie. Elle était là, dans cette terre. Ils refusaient d’être dépossédés de ce qu’ils avaient acquis, pierre par pierre et sou par sou. Ils refusaient de se séparer du cadre qui avait bercé leur enfance, de leurs souvenirs, de leurs morts. C’était l’essence même de leur vie… et ils défendaient leur vie. Puisqu’ils étaient attachés à l’Algérie de toute leur âme, comment vivre ailleurs alors ? Une terre se défendait comme une femme, comme tout ce qu’on aimait et ici on mourrait pour ce qui donnait du prix à la vie, pour une raison d’être et de demeurer. Une évidence s’imposait alors : S’il n’y avait pas eu le FLN, il n’y aurait pas eu d’OAS. Si de Gaulle avait laissé l’armée abattre le FLN –comme elle aurait pu le faire- il n’y aurait pas eu non plus d’OAS… c’est une vérité première. Durant un an elle fit la guerre, comme le FLN la fit durant sept ans et, pour son malheur, les Français de Métropole ne retinrent d’elle que ses aspects les plus noirs. Ils ignoraient –ou feignaient d’ignorer- les exactions du FLN, des barbouzes et des gendarmes mobiles. Ils ne considéraient déjà plus l’Algérie comme un département français… et ils s’en fichaient. Ils souhaitaient se débarrasser au plus vite du « boulet algérien » -terme propre au général président- Les communistes jubilaient et poursuivaient leur propagande de destruction basée sur la sempiternelle rengaine : « Les pauvres Musulmans exploités par les salauds de colons », terme englobant tous les Européens d’Algérie, qu’ils fussent employés, ouvriers, commerçants ou fonctionnaires, tous issus d’une immigration désirée… quand elle ne fut pas imposée par la Métropole avec les déportations de 1848 et 1870. Ces « combattants de l’ombre » avaient, tous, conscience de participer à une croisade. Ils n’avaient plus d’identité, plus de famille, plus de maison. Ils ne se nourrissaient qu’à moitié, ne dormaient jamais deux fois sous le même toit et s’imaginaient toujours être épiés. Chaque jour des camarades de combat étaient pris, puis on les torturait et on les jetait telles des loques dans des cachots sombres et humides. Ils vivaient avec la hantise de subir le même sort et s’assimilaient donc à des bêtes traquées. Pourtant ils savaient qu’ils n’étaient pas tout à fait seuls. Ils sentaient autour d’eux toute la foi et toute la tendresse d’un peuple enchaîné qui vivait à l’heure de leurs craintes, de leurs tourments. Ils trouvaient toujours des gens pour les aider, les héberger, les soigner et les encourager. Ils étaient le maillon de la chaîne qui les reliait entre un passé heureux et un avenir compromis. Face au péril sans cesse croissant que représentait, pour le Pouvoir, l’organisation dont le slogan : « L’OAS frappe où elle veut, quand elle veut ! » ne faisait que se renforcer, de Gaulle et ses séides surent choisir les mots et mettre en évidence les actes pouvant discréditer l’adversaire… celui-ci n’étant évidemment plus le FLN… ni les seuls membres de l’OAS… mais l’ensemble des Européens accusés d’entraver la marche vers la paix voulue par le chef de l’Etat avec le soutien de la majorité des métropolitains. Pour parvenir à ses fins, il convenait, pour l’abattre, de marginaliser et d’isoler l’OAS mais aussi la population qui avait permis son triomphe jusque là. Triomphe qui avait inquiété tant le gouvernement que le GPRA au point de faire croître leur désir respectif de conclure les accords au plus vite et, pour la partie française, par « n’importe quel moyen ». Pour autant, l’OAS ne désarmait pas. Dans certains points du bled dont l’armée se retirait progressivement depuis l’été 1961, elle avait tenté l’implantation de maquis pour lutter directement contre l’ALN sans populations interposées et dans le secret espoir de dégager une portion de territoire où son autorité serait reconnue. Guelma, Bouira, Tipasa, Coléa… autant de vains essais. Les commandos furent encerclés par l’armée et, incapables de tirer sur des soldats français, se rendirent. L’ultime et spectaculaire tentative eut lieu dans l’Ouarsenis, le 29 mars 1962 et se solda par un sanglant échec et la mort de l’un de ses chefs, le commandant Bazin. Trahie, l’OAS, au lieu des alliés qu’elle attendait (les harkis du Bachaga Boualam et deux unités régulières de l’armée) tomba sur des concentrations de forces FLN dix fois supérieures en nombre dont il a été affirmé –et jamais démenti- qu’elles avaient été amenées à pied d’œuvre par les véhicules des gendarmes mobiles français. Un combat désespéré qui alla jusqu’au corps à corps, s’engagea. Les hommes de l’OAS qui échappèrent à la tuerie furent pourchassés et quand ils furent rejoints, sauvagement abattus. Ce fut là la dernière bataille de l’OAS… son Camerone ! José CASTANO (joseph.castano0508@orange.fr)
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : SOCIETE
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Jeudi 18 juin 2009
[ACTION!] Trouvez-vous normal qu'un festival ayant accueilli les années précédentes le groupe Impaled Nazarene ("Le Nazaréen Empalé") soit soutenu par le Conseil régional des Pays de la Loire ? Qu'un festival qui a reçu Haemorrhage (qui vocifère, au hasard, "Troublant la quiétude, je fracture une tombe, Arrachant le cercueil, saisissant un couteau et une fourchette, Je respire la putréfaction… Je festoie sur la putréfaction" (1)) ou encore Dimu Borgir (auteur du titre "Satan Mon Maître") soit parrainé par le Conseil général de Loire-Atlantique ? Qu'un festival qui accueille cette année des groupes nommés Sacred Reich, Pentagram ou encore Deströyer 666 (qui se définit comme "l'anti-Christ", appelle à "commencer l'attaque" et à "faire feu", on imagine sur qui puisqu'il est conseillé aux chrétiens de "dire leurs prières". En effet, "Vous n'échapperez pas au marteau de Satan" leur promet le groupe... qui nous parle aussi de "sorcières qui boivent le sperme des démons" (2).) soit sponsorisé par Coca-Cola et Kronembourg ? Non, trois fois non ! Comme le dit le Père Culat cité par Ouest-France du 4 juin, "Imaginez que l'on en dise, ne serait-ce que la moitié, sur la religion musulmane ou juive, et vous verriez le résultat !" Ce festival qui accueille des groupes ouvertement sataniques dont certains vont jusqu'à appeler au meurtre des chrétiens, c'est le Hellfest qui se tient à Clisson du 19 au 21 juin. Avec le soutien de la ville, du Conseil général et du Conseil régional. Un soutien discret : rien sur le site du Conseil général, rien non plus sur celui du Conseil régional. Il faut se rendre dans la rubrique "partenaires" du site officiel du festival Hellfest pour l'apprendre. Alors que les élections régionales tombent l'année prochaine, on imagine que les Pays de la Loire seront sensibles à vos protestations. Propagez l'information autour de vous : même si elle tient à ce que ça ne s'ébruite pas, la région soutient le festival de la haine antichrétienne ! En attendant la haine antijuive ou antimusulmane ? Avec pour résultat, toujours plus de tombes profanées, de croix de cimetières retournées, et de symboles nazis tagués sur les sépultures... Deux marques très grand public, Coca-Cola et Kronembourg, sont partenaires officiels du Hellfest. e-deo vous invite à les contacter pour leur dire votre mécontentement. Avec courtoisie mais aussi avec fermeté. A leur rappeler que le message de haine véhiculé par un festival rassemblant de tels groupes est totalement contraire aux valeurs positives qu'elles incarnent. A leur expliquer que vous comme votre entourage ne pourrez plus consommer leurs produits tant qu'ils soutiendront un festival qui accueille des groupes ouvertement haineux et anti-chrétiens. Et à exiger qu'ils ne renouvellent pas leur partenariat avec le Hellfest et qu'ils condamnent le message anti-chrétien des groupes invités à s'y produire. Prenez contact avec : Kronembourg : protestez auprès du service communication (03 88 27 44 88) et complétez ce formulaire. Coca-Cola : protestez auprès du service consommateurs (0 810 810 809, numéro non surtaxé, prix d'un appel local) et complètez ce formulaire. Région des Pays de la Loire : composez le 02 28 20 50 00, demandez le service communication ou si celui-ci est débordé, contactez le service presse pour faire part de votre mécontentement (02 28 20 60 61) et complétez ce formulaire. Département de Loire-Atlantique : composez le 02 40 99 10 00, demandez le service communication et complétez ce formulaire. Mairie de Clisson : 02 40 80 17 80 et contact@mairie-clisson.fr Mobilisez vos ami(e)s par SMS, Facebook, courriels, utilisez sans modération nos lettres types (cf. infra) ! Nous comptons sur vous et vous tiendrons informés de la suite des événements ! (1) Dissect, exhume, devour… (2) Satans Hammer Exceptionnellement, les commentaires sous ce post sont fermés. Les commentaires en rapport avec le Hellfest postés sous d'autres articles seront supprimés. Pour réagir : blog.edeo@yahoo.fr Ci-dessous, retrouvez un courriel type pour Kronembourg et Coca-Cola et un autre pour la région et le département ainsi qu'un témoignage d'un fan de métal qui a été au festival : -------------------------------------------- COURRIEL TYPE A ENVOYER A COCA-COLA ET A KRONEMBOURG (ne pas hésiter à le personnaliser) : Bonjour, Je viens d'apprendre que votre entreprise apporte son soutien au festival Hellfest qui se tient à Clisson en Loire-Atlantique les 19, 20 et 21 juin. Saviez-vous que ce rassemblement a accueilli les années précédentes le groupe Impaled Nazarene ("Le Nazaréen Empalé"), Haemorrhage (qui vocifère, au hasard, "Troublant la quiétude, je fracture une tombe, Arrachant le cercueil, saisissant un couteau et une fourchette, Je respire la putréfaction… Je festoie sur la putréfaction") mais aussi Dimu Borgir (auteur du titre "Satan Mon Maître") ? Saviez-vous que le Hellfest accueille cette année des groupes nommés Sacred Reich, Pentagram ou encore Deströyer 666 (qui se définit comme "l'anti-Christ", appelle à "commencer l'attaque" et à "faire feu", on imagine sur qui puisqu'il est conseillé aux chrétiens de "dire leurs prières". En effet, "Vous n'échapperez pas au marteau de Satan" leur promet le groupe... qui nous parle aussi de "sorcières qui boivent le sperme des démons") ? Le Hellfest que vous soutenez officiellement, comme son site officiel me l'apprend (http://www.hellfest.fr/web08/accueil.php?langue=french#/partenaires/) ! Je vous demande de condamner les paroles haineuses de ces groupes que vous cautionnez et soutenez en sponsorisant le festival qui les invite à se produire. Je souhaite aussi que vous n'apportiez plus votre soutien au Hellfest. Ou alors, je ne pourrai plus consommer vos boissons et inviterai mon entourage à faire de même car le message extrémiste et haineux véhiculé par ces groupes contredit totalement les valeurs de votre entreprise. Je vous remercie par avance de prendre en compte ma demande, XXX COURRIEL TYPE A ENVOYER AU CONSEIL REGIONAL ET AU CONSEIL GENERAL (ne pas hésiter à personnaliser): Bonjour, Je viens d'apprendre que le Conseil général et le Conseil régional apportent leur soutien au festival Hellfest qui se tient à Clisson en Loire-Atlantique les 19, 20 et 21 juin. Saviez-vous que ce rassemblement a accueilli les années précédentes le groupe Impaled Nazarene ("Le Nazaréen Empalé"), Haemorrhage (qui vocifère, au hasard, "Troublant la quiétude, je fracture une tombe, Arrachant le cercueil, saisissant un couteau et une fourchette, Je respire la putréfaction… Je festoie sur la putréfaction") mais aussi Dimu Borgir (auteur du titre "Satan Mon Maître") ? Saviez-vous que le Hellfest accueille cette année des groupes nommés Sacred Reich, Pentagram ou encore Deströyer 666 (qui se définit comme "l'anti-Christ", appelle à "commencer l'attaque" et à "faire feu", on imagine sur qui puisqu'il est conseillé aux chrétiens de "dire leurs prières". En effet, "Vous n'échapperez pas au marteau de Satan" leur promet le groupe... qui nous parle aussi de "sorcières qui boivent le sperme des démons") ? Le Hellfest que vous soutenez officiellement, comme son site officiel me l'apprend (http://www.hellfest.fr/web08/accueil.php?langue=french#/partenaires/) ! Je remarque par contre que vos sites respectifs ne font pas mention de ce partenariat... Je vous demande de condamner les paroles haineuses de ces groupes que vous cautionnez et soutenez en sponsorisant le festival qui les invite à se produire. Je souhaite aussi que vous n'apportiez plus votre soutien au Hellfest. Il ne me semble pas que l'incitation à la haine contre les chrétiens, à la haine tout court, soit compatible avec les valeurs républicaines dont vous vous réclamez. J'attends de vous une réaction ferme ou alors je ne pourrai pas voter pour votre majorité aux prochaines élections et appellerai mon entourage à faire de même. Je vous remercie par avance de prendre en compte ma demande, XXX TEMOIGNAGE (ne pas hésiter à le faire circuler !) piqué ici : « La séance de dédicace de Shining (un groupe sataniste suédois, NDLR) était organisée à l'extrême market. Un peu à l'arrache faut dire il y avait visiblement pas grand monde au courant. Les musiciens étaient sagement installés sauf évidemment le chanteur qui attaquait à grandes gorgées la bouteille de ricard. Il avait déjà les bras bien lacérés avec des bandages autour des bras. Visiblement il saignait encore vu les tâches rouges qui sortaient des bandages. Il a pris un cutter et c'est coupé le bras droit bien profondément, je n'ai jamais vu un tel acharnement. Le sang coulait il en était fier (les musiciens plutôt gênés). Il a ensuite roulé une pelle au guitariste. Une bien baveuse... Ensuite des gens on rien trouvés de mieux qu'à leur tendre le bras que le chanteur prenait un malin plaisir à donner des coups de cutter dedans...les fans étaient contents. Un autre fan c'est fait coupé puis c'est fait sucé le sang... Une fille à donné une plaquette d'antidépresseurs à faire signer qu'il a mis en bouche et mastiqué... Il essuyait également le sang qui coulait sur les objets à dédicacer. Il y a pas mal de gens qui ont fait demi tour en voyant ça mais je ne me suis pas dégonflé j'ai eu mon cd dédicacé (en lui jetant le cd dans la main) sans sang! Un moment il a sauté dans la foule 2 cutters à la main, ça aurait pu mal tourner. C'est très dérangeant de voir une scène comme ça surtout à 30 cm d'un mec comme ça. Il avait les yeux froids comme pas possible. Je vous mets les photos demain en ligne promis. Mais rien de bien choquant. Je n’ai pas eu le réflexe de photographier les scènes extrêmes, j'en ai été relativement choqué. » ******** bb
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : L'Actualité Politique
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Mercredi 17 juin 2009
Extrait de la chronique de Me Trémolet : "les écologistes d’un jour nous mentent, à nous, qui, d’origine et de tradition, de mœurs et de goût, d’amour et de raison, sommes les vrais et les seuls vrais écologues ! Nous ! Qui ? Nous ? Nous les pères et mères de familles qui transmettons à nos enfants, comme l’ayant reçu de nos parents, non seulement les gestes, mais, avant les gestes, le regard sur le jardin, le champ, la forêt, le village, la maison. [...] Nous qu’on appelait les nostalgiques, les réacs, les ringards [...]. Maintenant qu’ils viennent, enfin, sous la pression des faits et par calcul électoral, sur notre terrain, et, c’est le cas de le dire, sur notre terroir, ils vont, forcément, nous y trouver, puisque nous y sommes… et ils ne pourront pas avoir le dessus. [...] Est-il si difficile de comprendre que si les belles terres de France, celles de l’Europe, celles de la planète sont ainsi menacées par des convoitises anarchiques et une exploitation effrénée, c’est que nous manquons, à l’échelle des nations – et tout particulièrement de la nôtre, la France – de vrais et bons maîtres du domaine ? [...] L’écologie politique, ce n’est pas un parti de plus au parlement européen, un candidat de plus aux élections présidentielles. L’écologie politique c’est le règne d’une famille, de France, dans sa maison, la France. L’écologie économique, celle qui traverse les crises, les bulles financières et les mirages, c’est l’économie étymologique – oikos nomos – la loi de la maison. L’écologie sociale, ce n’est pas celle qui dit « la fraternité ou la mort » ; mais celle qui fait de tous les nationaux, des frères, des cousins ou des alliés parce que la nation est une famille de familles, gouvernée par une famille qui s’appelle précisément la maison – oikos – et dont le discours – logos – est le discours de la maison (oikos-logos) – Ecologie." Michel Janva Tiré du "salon beige"
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : L'Actualité Politique
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Mercredi 17 juin 2009
La désinformation planétaire dans tous les pays du monde grâce aux médias conduit à créer de multiples chimères, derrière lesquelles les foules asservies et consentantes sont invitées à courir dans un mouvement convergent. Tel est le cas de la double chimère selon laquelle il y aurait un réchauffement climatique et que ce réchauffement climatique serait du, non pas aux mouvements du Soleil et de la nature comme il en est de tous temps, mais aux activités de l'espèce humaine. En toile de fond se dessine une sorte de religion païenne de la terre, « Gaïa », qui est adorée littéralement à la place de Dieu. Un hebdomadaire, à propos du film dénommé « Home », titre : « chant d'amour à la Terre mère ». Il s’ajoute l’idée insupportable que les hommes seraient de trop et, même, que les enfants pollueraient ! Ce film bénéficie d'une propagande incroyable et, disons-le, indécente jusque sur les autobus de la région parisienne et a bénéficié de l'aide puissante du milliardaire François-Henri Pinault. Voici quelques citations des journaux. « Les scientifiques disent que nous n'avons que 10 ans pour inverser la tendance. Et, si ce n'est pas le cas, le changement climatique aura eu lieu et ce sera trop tard pour revenir en arrière ; Nous espérons que Home sera comme un électrochoc pour les 20 % de la population qui consomme 80 % des ressources de la planète ». En évoquant ainsi des scientifiques, on passe sous silence le fait que 36 000 scientifiques américains ont signé une pétition pour dénoncer le double mensonge. Obama, esclave de la double chimère, n’en tient absolument pas compte. En fait, les historiens observent que dans le passé il y eut de très gros changements climatiques ; il y a mille ans environ, le Groenland fut appelé ainsi car cette terre était verte et la prospérité était telle qu’une cathédrale y fut édifiée. En revanche une période de mini glaciation prit place au XVII° siècle ; elle nous valu les belles arabesques de patineurs des peintres flamands. Lors de ces changements, les hommes s’adaptèrent au moyen de la raison sont ils sont dotés et compte tenu des moyens techniques qu’ils avaient à leur époque. Aujourd’hui les études les plus sérieuses démontrent que depuis environ 150 ans il n'y a pas de changement dans le climat, ce qui est contraire à la propagande à laquelle se livrent les médias. Également il est apparent que le CO2 ou d'une façon plus générale et les gaz à effet de serre n'ont aucune influence sur le climat. Quand il est espéré, d'une façon assez naïve, de réduire dans les pays développés les consommations de gaz à effet de serre, cela s'accompagne aussi de l'espoir que les pays moins développés suivront la même voie. C'est une option finalement assez cruelle car cela revient à interdire à des pays moins riches de réaliser le chemin que les pays riches ont pu parcourir pour sortir de la pauvreté. « Quelqu’un a passé deux ans de sa vie sous les mers à regarder ce qui s'est passé » Cet exemple est fourni dans la présentation du film pour montrer la solidité des arguments scientifiques : bravo pour le séjour prétendu de deux ans, mais de qui se moque-t-on ? Le film comporte de fort belles images ce qui fait son danger et ce n'est pas une raison pour aller le voir en se faisant manipulé par les mensonges. C'est ainsi que l'on voit dans l'Arctique des blocs de glace se détacher dans un bruit épouvantable et aussi un ours blanc nager jusqu'à l'épuisement pour chercher à se poser quelque part. Personne ne dit évidemment une autre vérité : dans l'Antarctique la glace augmente actuellement sans arrêt ce qui montre en passant la difficulté de formuler un jugement général sur le climat de la planète. Revenons à l’Arctique ; les chevaliers du réchauffement s’inquiètent de la montée « certaine » des eaux et des cartes terrifiantes circulent avec la mer remontant très loin dans divers pays ; justement ces derniers temps la presse est obligée d’avouer qu’au Groenland précisément, un phénomène inattendu se produit : la terre augmente là où la glace disparaît. Nous lisons aussi : « J'ai entendu cet argument hallucinant disant que les scientifiques étaient catastrophistes simplement pour avoir un peu plus d'argent pour leurs recherches. Sincèrement, j’ai croisé certains de ces savants, ils ont plus de 60 ans, ils ont autre chose à faire ». Or, les personnes qui fréquentent les milieux scientifiques savent qu'actuellement dans le monde entier l'on ne peut pas faire carrière dans certaines disciplines si, au préalable et en cours de la carrière, on ne rend pas hommage à la nouvelle religion de la double chimère : les portes se ferment, les avancements légitimes ne se produisent pas, les éditeurs ne lisent pas et les articles ne paraissent pas. L’explication de la convergence des médias est, il faut le croire, simple. D’abord les grands médias mondiaux sont généralement de gauche. La double chimère conduit à restreindre les libertés et tout ce qui restreint la liberté fait l’affaire de ces médias. Ensuite et pour paraphraser le grand journaliste Lazareff, le « sang à la une » fait vendre le journal. En revanche certains peuvent s'étonner de la présence en première ligne du milliardaire François Henri Pinault et il est plus complexe de chercher à comprendre les raisons de cet engagement ; rares sont ceux qui essaient. Il y en a certainement plusieurs. La culture du mensonge est la culture révolutionnaire par excellence et il s’agit bien d’une subversion mensongère. Rappelons que de nombreux faits historiques se rattachent à la collusion entre les révolutionnaires et les personnes les plus favorisées. Le duc d'Orléans, l'homme le plus riche de France, a poussé à la révolution en la finançant jusqu’au moment où la révolution l’a guillotiné. Il est possible d'être excellent dans les business et dans l'art de multiplier les millions mais d'être complètement paralysé dans l'analyse générale des évènements mondiaux. Il s'ajoute certainement le fait que les grandes fortunes industrielles et commerciales sont fortement tributaires précisément de ces médias et de la presse. Le même Pinault se signale par son option publiquement affichée en faveur de l’art prétendu contemporain. Dans les deux cas, c'est signaler d'une façon publique à la presse qu'il se range dans le camp de la subversion mondiale et il pense sans doute que c’est bon pour le business. Le combat contre la double chimère qui se développe dans un climat hystérique est en fait un combat pour la liberté. Il est important de constater qu'au nom de la nouvelle religion, les pouvoirs veulent nous imposer nos fabrications, nos façons de travailler, nos consommations, notre façon de nous déplacer, d’épargner… . La manifestation la plus spectaculaire en France depuis deux ans de cette volonté se situe dans les réunions dénommées ridiculement « Grenelle de l'environnement ». Le premier Grenelle eut lieu et un deuxième s’annonce avec à chaque fois des impôts et réglementations, générateurs de ruine pour tous. Aller voir ce film est se rendre coupable de complicité avec la subversion mondiale. Michel de Poncins
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : SOCIETE
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