Pensée

"Le monde n'est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu'il est devenu objet de dialogue." HANNAH ARENDT

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Lundi 14 septembre 2009

Les vacances sont maintenant terminées. Nos rédacteurs sont rentrés. Nous reprenons donc notre parution avec, vous le verrez bientôt, de nouveaux rédacteurs – ou  des anciens qui reviennent… -.

La rentrée s’annonce animée chez nos politiciens. Ils s’agitent beaucoup : chez les socialistes, on s’interroge – déjà – sur le futur candidat à l’élection présidentielle. Ils se poussent tous des coudes sans rien proposer de concret sauf leurs personnes. De toutes les façons, cela n’a aucune importance, tous se décidant maintenant au niveau européen !

Chez les verts, on se sent « pousser des ailes », espérant revoir les « scores » des élections européennes, ce que personnellement je ne crois pas. Enfin, ils peuvent toujours espérer. La aussi, des ambitions se font jour au nom d’une fausse protection de la nature mais vraie politique révolutionnaire, apatride, anti française.

Ne parlons pas de l’extrême gauche qui rêve de luttes révolutionnaires et d’agitation, espérant profiter de la crise pour progresser.

Au Modem de François BAYROUX, les militants espèrent des jours meilleurs en jouant sur la « chasse » à Sarkozy avec des alliances plus ou moins sérieuses avec une « gauche modérée ». Chez eux, en fait, tout repose sur « le Chef » et donc les présidentielles, en bonne logique partisane républicaine.

Dans la majorité, qui n’est plus à « droite » depuis longtemps (1), ce que l’on appelle le « sarkozisme », on cherche à « unir » là aussi autour du « Chef » pour non pas servir mais gagner les prochaines élections et ceci en faisant de la surenchère à gauche tout en récupérant quelques personnes plus à droite qui espèrent comme cela « survivre ». Nous venons ainsi de voir Philippe de Villiers rejoindre la majorité pour des raisons électorales mais sans une chance de réussir à ne serait-ce qu’un peu ralentir la dérive « socialo-capitalisto-révolutionnaire » de notre Président et de ses principaux ministres. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, nous les avons vu imposer la scandaleuse loi imposant le travail du dimanche pour le plus grand bien de quelques gros capitalistes mais sacrifiant les intérêts des familles, des emplois et à terme de la Nation tout entière sans compter son anticatholicisme évident !

Mais durant ces vacances, ce sont nos agriculteurs qui ont le plus souffert. Déjà la branche laitière a vu les prix du lait baisser (rassurez-vous, ils ne baissent pas dans les super marchés !), amenant à la ruine de nombreux éleveurs. Il en est de même pour nos producteurs de fruits et de légumes. Comme si cela ne suffisait pas, quelques obscurs – mais riches – fonctionnaires bruxellois se sont aperçus que nos agriculteurs avaient eu des subventions en trop il y a plusieurs années et qu’ils doivent rembourser ( !) car cela aurait faussé la concurrence.

D’abord, si cela a faussé la concurrence, c’est trop tard ! Alors, pourquoi rembourser ? Et puis, la concurrence avec qui ?

Il faudrait se rendre compte enfin que la Politique Agricole Commune est quelque chose de complètement idéologique qui a détruit une bonne partie de notre agriculture et qui tend à faire disparaître ce qui en reste, ceci au nom du libre échange international. Or, une agriculture est avant tout destinée à nourrir une population, c’est ce qui devrait diriger la politique agricole dans tous les pays. On aurait ainsi évité en grande partie la misère, la famine en particulier en Afrique car, pour favoriser le libre-échange, les grands groupes y ont favorisé les mono cultures au détriment des produits locaux adaptés aux sols et nourrissant les population.

De même, en France, nous devons favoriser une agriculture naturelle visant à nourrir d’abord notre population, sans chercher forcément à exporter et en important le moins possible. Pour cela, il faut garantir un revenu stable et suffisant à nos agriculteurs non pas en les subventionnant mais en imposant un prix d’achat minimum des produits (le juste prix de chacun qui pourrait être défini par les professionnels des filières en accord avec les revendeur, l’Etat n’intervenant qu’en cas de  conflit). Bien entendu, le même prix s’imposerait aux produits éventuellement importés. La différence entre ce prix et le prix réel du produit importé, s’il est inférieur, pourrait être collecté pour servir à aider les pays en voies de développement. Non seulement, cela permettrait à nos agriculteurs de vivre et cela protégerait doublement l’environnement : en permettant les cultures et en diminuant les transports, très polluants. Il est étonnant que personne chez les pseudos écolos ne propose cela ! L’Europe de Bruxelles ne serait pas d’accord ! raison de plus pour dénoncer les traités qui nous lient.

Mais pour arriver à cela, il faut un pouvoir qui ne soit pas le « nez dans le guidon » : qui ne voit pas que tactiques électorales mais qui «laisse du temps au temps » comme disait si bien François Mitterrand, ce qu’il n’a pas fait, républicain qu’il était, mais était-ce sans doute une juste expression qui lui restait de la formation politique qu’il avait eue à l’Action Française !

Il n’existe en France qu’une seule organisation de l’Etat qui puisse permettre cette vue à long terme, l’Histoire nous le montre, c’est la monarchie royale héréditaire.

 

 

(1)  du moins si l’on entend par ce mot : droiture, morale, défense de la Nation, de l’institution familiale, justice.

 

P.S. : Où l’on reparle des « traders ». Les financiers qui veulent mener le monde (et le font hélas beaucoup trop souvent !) n’en finissent plus, comme l’écrit très bien Jean Montaldo dans « sa lettre ouverte aux bandits de la finance » (Editions Albin Michel – 19,90 €), de jouer « au Casino » avec nos sous. La finance n’est pas un jeu. Les « traders » ne devraient pas exister et donc ne pas avoir de scandaleux « bonus ». Ce n’est pas le rôle d’une banque de spéculer, elle devrait seulement occasionnellement investir dans des entreprises et à long terme.

Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : Le Journal
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Samedi 22 août 2009

Cet article de Koztoujours compare le traitement médiatique et politique de la mosquée taguée et de la profanation de la chapelle de Toul, des agressions répétées dont a été victime le curé de cette paroisse (à lire, c'est hallucinant : drapeau du Jihad sur le clocher, caillassage, coups et blessures, menace de mort, etc). Il en tire les conclusions suivantes :

"Ceci n'excuse évidemment pas la profanation de la mosquée de Toul. Je suis de ceux qui veulent encore croire que les décérébrés qui ont profané la mosquée sont le pendant des décérébrés qui ont agressé le curé, et que l'un comme l'autre sont aussi peu révélateurs de la culture, et de la religion, qu'ils prétendent servir.

Pour autant, la disproportion des réactions interpelle et fatigue.

*

Pourquoi dans un cas mobilise-t-on à peine le conseil municipal et, dans l'autre, jusqu'au président de la République ? Passons sur la réponse "parce que les catholiques, on s'en tamponne", qui n'est peut-être pas dénuée de vérité, mais qui ne fait pas vachement avancer le schmilblick.

  • Parce que l'on considèrerait, au moins confusément, que le christianisme est intimement liée à la culture du pays d'accueil, de sorte que cette disproportion de la réaction relèverait de la protection des minorités ? Cela serait tout à fait à l'honneur de la France. Mais bon, nous sommes une République laïque, oui ou merde ? Et puis, puisqu'on ne cesse de nous expliquer que les catholiques sont en voie de devenir une minorité, il faudrait être un peu cohérent. Enfin,  il ne paraît pas illogique de se formaliser un poil de ce manque de respect pour le pays d'accueil.
  • Parce que l'on craindrait de passer soi-même pour un fasciste appelant à la haine ? C'est possible. Sur ce sujet comme sur d'autres, le processus est intéressant : on abandonne un vrai sujet à l'extrême-droite puis on se refuse à le réinvestir puisque, l'extrême-droite ayant été la seule à le traiter, on craint d'être marqué.
  • Parce qu'en cachant ces évènements, on protègerait les populations immigrées et on éviterait une riposte raciste ? Si tel est le cas, cette affaire suffirait à souligner que la démarche est inefficace. Au lieu de cela, le silence ne fait que développer un sentiment d'abandon, et grossir l'audience des extrêmes, qui ont beau jeu de se poser ensuite en protecteur.
  • Parce que les agresseurs du curé de Toul seraient des jeunes désœuvrés sans mobile politique et/ou raciste, tandis que les profanateurs de la mosquée seraient des jeunes idéologisés ? La motivation des premiers ne semble pourtant pas différer de celle des seconds, et le désœuvrement1 ne me paraît pas moins en cause dans l'affaire de la mosquée.

Il est, par principe, regrettable de laisser penser que deux actes très comparables sont, dans un cas, d'une gravité exceptionnelle mais bénins dans l'autre cas. Un certain pragmatisme permet aussi de penser que le fonctionnement actuel ne protège en fin de compte ni les uns ni les autres. Bien au contraire, cette indignation sélective ne peut que favoriser les comportements des agresseurs du curé comme ceux des profanateurs de la mosquée".

Lahire

Cet article est paru sur le célèbre site "Le salon beige". Il nous est apparu comme une analyse juste du problème. Rajoutons que nous attendons toujours une intervention gouvernementale condamnant les attaques contre Monsieur le Curé de Toul ainsi qu'une couverture médiatique aussi importante que pour la Mosquée, laquelle est justifiée. Mais pourquoi pour les uns et pas pour les autres. Est-ce que nos gouvernants considèrent les Catholiques comme des êtres "inférieurs" qu'il serait "normal" d'attaquer ?
Il y a de quoi se poser des questions. Mais n'est-ce pas une conséquence logique de notre république laïcarde ?

Philippe SCHNEIDER
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : SOCIETE
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Lundi 13 juillet 2009

Les élections des députés Français au parlement européen ont un peu marqué la vie politique de ce mois de Juin. Nous noterons qu’à gauche, les faux défenseurs de la nature mais vrais révolutionnaires d’Europe Ecologie ont « enfoncé » le Parti Socialiste. Les électeurs de gauche ont sans doute voulu sanctionner – sans trop de risques – les querelles internes de ce parti.

Dans la droite républicaine et libérale, l’UMP paraît vainqueur mais finalement un pourcentage – et que dire du nombre de voix – peu important alors que ce parti a pratiquement éliminé tous les autres. Il a même réussi à prendre une bonne partie des voix des mouvements appelés « souverainistes ». Comme d’habitude, par une propagande visant à faire croire que les marchés européens seraient maintenant protégés et que la Turquie ne rentrerait jamais dans l’Union. Comme l’a fort bien prédit Philippe de Villiers lors de la soirée électorale, nous avons vu dans la semaine suivante qu’il ne s’agissait que de mensonges destinés à piéger les Français : en effet, le Président Sarkozy relançait le traité de Lisbonne qui interdit toute protection et autorisait l’ouverture de nouvelles négociations avec la Turquie !

Confirmation de cette orientation a été donnée avec le nouveau gouvernement qui voit arriver Pierre Lellouche comme Secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes qui est un chaud partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Union et un adversaire résolu de « l’Europe Chrétienne ».

Parallèlement, nous notons l’éviction de Christine BOUTIN qui fut la seule ministre de Sarkozy à se dire officiellement catholique. Le fait qu’elle finissait toujours par « se coucher » devant les exigeances du Président n’ont pas suffit à la sauver, au contraire peut-être. Cela va néanmoins laisser le champ libre à la politique anti-familiale du gouvernement : déjà , la loi scandaleuse sur le travail du dimanche est relancée, les avantages consentis aux femmes ayant eu des enfants supprimés,… Comme toujours en république, on sacrifie l’avenir au présent.

Aussi bien sur le plan démographique – un peu moins que d’autres pays – que sur le plan politique, il y a une volonté de faire disparaître la France dans ce grand ensemble européiste, lui-même soumis au mondialisme, et ceci dans un monde très instable et dangereux.

Il y a bien entendu surtout le Moyen Orient avec le conflit irakien toujours sanglant, et dont nous ne pouvons espérer la fin, même si les Américains – le Président Obama poursuivant ici la politique amorcée par son prédécesseur – commencent à retirer ses troupes. Le mal est fait, il n’y a aucun espoir de paix à court ou moyen terme dans ce pays. L’avenir ne peut être que sous la forme d’une division en plusieurs Etats ou qu’une faction arrive à imposer sa dictature, alors nous pourrons peut-être assister à la fin des combats mais dans combien de temps ? En tous cas, l’intervention armée n’aura pas servi les habitants mais peut-être certains groupes financiers…

C’est en Afghanistan que les troupes Américaines se déploient aujourd’hui. Si bien que celles-ci, avec les forces de leurs « supplétifs » européens ou autres vont bientôt – seulement – être équivalentes, en homme, avec celles déployées par les soviétiques dans les années 70. Seulement, les Afghans sont de rudes soldats qui refusent tout asservissement fut-il décrit comme « démocratique ». Le seul avantage qu’ont les Américains contrairement aux soviétiques, c’est qu’il n’y a pas de grands pays qui aident les Afghans, du moins jusqu’à aujourd’hui… Dangereux aussi l’avenir du Pakistan, limitrophe, lui aussi  gangréné  par  la  maladie  islamique.   L’armée,   seul  organisme

solide du pays, tiendra-t-elle face aux forces révolutionnaires islamiques et  leur propagande ? Rien n’est plus sûr surtout depuis que les « occidentaux » ont imposé un pouvoir « démocratique » c'est-à-dire corrompu et soumis à l’étranger… Or, le Pakistan est une puissance nucléaire.

Israël et la Palestine, toujours. Le Président Obama semble avoir une idée plus juste du conflit que son prédécesseur. Il semble vouloir faire pression sur le gouvernement israélien pour qu’il accepte certaines concessions, ce qui semble difficile avec le gouvernement extrémiste actuel, mais ce n’est pas sûr. Il est indispensable, en effet, que si l’on veut un début de paix au Proche-Orient, comme l’a fort bien dit notre Pape Benoît XVI lors de son voyage, il y ait un minimum de justice. Or, il ne pourra y en avoir sans non seulement l’arrêt de la colonisation juive en Cisjordanie mais également dans le démantèlement des colonies existantes, y compris Jérusalem Est. A moins, c’est une solution même si elle est inacceptable sur le plan humain, qu’Israël expulse tous les non Juifs de tout le territoire ! Autrement, il faudra bien un accord avec les Palestiniens et celui-ci impose la création d’un véritable Etat avec tous les attributs d’un Etat, y compris l’armée.

Dans cette région, un espoir, celui d’un accord stable au Liban, mais il ne pourra être de longue durée que si la paix s’établit à ses frontières et s’il sait se forger une force, en particulier militaire, capable de défendre le pays (ce qui justifierait un désarmement du Hezbollah).

Et puis, il y a l’Iran. Des élections ont eu lieu. Comme de plus en plus souvent, suite à « l’exemple Ukrainien » (1), elles sont contestées par les perdants, plus ou moins aidés par de pseudos ONG étrangères. Il est sûr que le Président Mahmoud Ahmadinejad a été réélu. Peu importe en fait car ces élections ont été faites dans le cadre d’un régime islamiste où le Président n’a que peu de pouvoir, celui-ci étant détenu par le « guide suprême » et son entourage. Alors, on comprend facilement la posture très attentive et prudente du Président Obama (1) face à l’activisme d’un Sarkozy tout prêt à donner des leçons à l’Iran, fort, peut-être des quelques 6 avions, 100 soldats et un petit bateau qu’il a installé à Abou-Dhabi. C’est peut-être bien pour vendre des produits à ce pays, mais pour donner des leçons à l’Iran, il en faudrait peut-être plus. Quelqu’un a-t-il osé dire à notre Président que, faute de moyens en hommes, en matériel et en moyens de transport, notre armée serait incapable d’amener des renforts à ces modestes moyens ?

En effet, l’armée française devient de plus en plus incapable d’assurer même la défense de notre pays faute de moyens. Or, ces modestes moyens qui lui restent, Sarkozy est encore en train de les diminuer ! Rappelons que pour avoir une défense un peu efficace, avec des alliances, il est nécessaire d’avoir un budget représentant entre 4 et 5 % minimum de notre Produit Intérieur Brut. Nous sommes à …..1,7 % et il a tendance encore à baisser.

Pour notre avenir, que ce soit au niveau de la famille, au niveau de la politique extérieure ou de la défense, il n’y a d’avenir que dans le long terme et la persévérance, incompatible avec la république qui ne voit qu’à court terme : le prochain scrutin. Il n’ y a d’avenir possible qu’en changeant ce régime pour un autre qui ait la durée à travers une famille, la famille royale.

 

(1) Si Obama semble avoir une politique intérieure américaine, surtout sur le plan moral, mauvaise, il n’en est pas de même sur le plan international où il paraît beaucoup plus sérieux et réfléchi que son prédécesseur.

 

Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : Le Journal
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Mardi 23 juin 2009
Après seize semaines de blocage de certaines facultés, quel bilan tirer des désordres convulsifs qui ont agité le petit monde de l'université, largement soutenu par l'univers politico-médiatique, et ont gâché une bonne partie de l'année scolaire de nombreux étudiants ? Commençons par l'élément déclencheur qui est à l'origine de cette agitation, la modification par Madame Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, d'un décret de 1984 régissant le statut des " enseignants - chercheurs ". Ainsi modifié, ce texte obscur remet en cause la répartition du travail des professeurs et maîtres de conférence entre enseignement et recherche, en obligeant ceux ne faisant aucune recherche, ou n'en faisant pas assez, à effectuer un nombre de cours supérieur. La disposition la plus contestée concerne l'obligation " d'évaluer " chaque année le travail d'un professeur ou d'un maître de conférence, prévoyant le processus de cette évaluation et donnant au Président de chaque université le dernier mot dans ce processus, qui aboutit à la promotion, ou non, de tel professeur ou maître de conférence. On le voit : le véritable motif de toute cette agitation est largement, pour ne pas dire uniquement, "corporatiste" ; entendons par là qu'il s'agit de défendre les intérêts étroits d'une catégorie de personnel au détriment de l'intérêt général. Mais en réalité, la raison principale de cette agitation, c'est l'autonomie des Universités découlant de la loi dite L.R.U. ( Libertés et responsabilités des universités ) votée en 2007, et entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Cette loi améliore l'autonomie des universités et leur offre, en particulier, la gestion directe de leurs budgets et de leurs ressources humaines. Elle aurait donc dû, en bonne logique, être applaudie par les enseignants ! On critique depuis si longtemps le centralisme qui oblige toutes les universités françaises à suivre le même programme et les mêmes méthodes ! Seulement voilà : qui dit autonomie de gestion signifie qu'il y aura des bonnes et des moins bonnes universités, voire des mauvaises… Fini l'égalité, ou plutôt la prétendue égalité ! Car à qui fera-t-on croire que le directeur des Ressources Humaines d'une entreprise, en étudiant une candidature, considère les diplômes délivrés par une université comme ayant la même valeur que ceux d'une autre université ? Mais, au fond, cette affaire est politique. Il s'agissait, à la veille des élections européennes, de manifester l'hostilité du monde enseignant au gouvernement et de faire le plus de mal possible au président Sarkozy, dont la popularité baisse et qui a déjà fort à faire avec la crise économique et financière. L'idéal pour les agitateurs qui manipulaient les étudiants aurait été de faire reculer le gouvernement en l'obligeant à retirer ou à abroger ces textes. Pour une fois - ce n'est pas souvent le cas, comme chacun sait - saluons le courage du gouvernement et notamment de Madame Pécresse ! A part quelques amendements de détail et la promesse qu'il n'y aurait pas de suppression de postes cette année, l'essentiel des textes est demeuré intact. Et surtout, la revendication insensée d'accorder les diplômes sans examen, ou après un " examen bidon ", a été rejetée. Il n'empêche que le blocage de certaines universités a été grandement dommageable pour les étudiants. Ils ont perdu un temps précieux qu'ils vont devoir rattraper comme ils peuvent ; certains vont devoir sacrifier leurs stages et jobs d'été pour préparer leurs examens et les diplômes délivrés par certaines Facultés seront encore un peu plus dévalués. Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Quels que soient les mérites des réformes décidées et mises en place par Madame Pécresse, elles ne peuvent suffire à améliorer en profondeur la situation des universités. Celles-ci sont minées, plus que toutes autres administrations, par l'idéologie égalitariste et la massification qui en résulte. Il faut en finir avec l'idée que tout le monde peut faire des études supérieures et que le baccalauréat est la porte d'entrée à l'université. La chose la plus simple serait d'instituer, dans chaque faculté, une année préparatoire obligatoire, un peu semblable à l'année " propédeutique " que nous avons connue, qui aurait pour double mission d'approfondir, et au besoin, d'enseigner, toutes les connaissances "indispensables" que les nouveaux bacheliers n'ont pas acquises dans l'enseignement secondaire et dont l'examen de fin d'année servirait de concours d'accès pour les années suivantes. Il n'empêche que le blocage de certaines universités a été grandement dommageable pour les étudiants. Ils ont perdu un temps précieux qu'ils vont devoir rattraper comme ils peuvent ; certains vont devoir sacrifier leurs stages et jobs d'été pour préparer leurs examens et les diplômes délivrés par certaines Facultés seront encore un peu plus dévalués. Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Quels que soient les mérites des réformes décidées et mises en place par Madame Pécresse, elles ne peuvent suffire à améliorer en profondeur la situation des universités. Celles-ci sont minées, plus que toutes autres administrations, par l'idéologie égalitariste et la massification qui en résulte. Il faut en finir avec l'idée que tout le monde peut faire des études supérieures et que le baccalauréat est la porte d'entrée à l'université. La chose la plus simple serait d'instituer, dans chaque faculté, une année préparatoire obligatoire, un peu semblable à l'année " propédeutique " que nous avons connue, qui aurait pour double mission d'approfondir, et au besoin, d'enseigner, toutes les connaissances "indispensables" que les nouveaux bacheliers n'ont pas acquises dans l'enseignement secondaire et dont l'examen de fin d'année servirait de concours d'accès pour les années suivantes. Troisième mesure : pousser les jeunes vers les sciences. En examinant les chiffres ci-dessus, vous remarquerez que le nombre des étudiants dans les facultés de sciences représente seulement 20 % du nombre total d'étudiants dans les matières générales. Ceci montre une désaffection désastreuse pour l'avenir de notre pays, et notamment de son industrie, qui d'ailleurs se traduit déjà dans le faible nombre de brevets déposés par nos inventeurs et de prix Nobel attribués à nos chercheurs dans les matières scientifiques. Notre ami le Professeur François - Georges Dreyfus, fait remarquer dans le dernier numéro de “La Nouvelle Revue Universelle" que si la France est en très bonne position pour les prix Nobel de littérature, il en va autrement pour les sciences pures. En un siècle, la France compte 13 prix Nobel de Physique ( alors que l'Angleterre et l'Allemagne en comptent chacune 20 ) et 8 prix Nobel de Chimie, alors que l'Angleterre en compte 26 et l'Allemagne 27. Et le Professeur Dreyfus ajoute que la France est le pays qui dépense le plus pour l'enseignement scolaire (école, collège et lycées) et le moins pour l'enseignement supérieur et la recherche. Il fait remarquer qu'en "diminuant de 15 % les crédits alloués à l'enseignement scolaire et en les mettant au niveau des budgets des autres grands pays, on pourrait augmenter sensiblement le budget de l'enseignement supérieur." Mais, ajoute-t-il, "le poids du SNI et du SNES empêche le SNE'Sup de concourir à une solution de ce genre"… On le voit : des solutions existent, mais ces messieurs des syndicats y font obstacle
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : L'Actualité Politique
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Jeudi 18 juin 2009
Rappelez-vous ! C’était le 27 juin 1962 : dans une ultime émission pirate, le speaker de l’OAS annonça d’une voix brisée : « Notre combat est sans espoir et sans solution. Tout est fini. Adieu Algérie ! »… et il éclata en sanglots. Fini !… Oui… Fini ! Tout était fini. La page de l’OAS était tournée et en cet instant d’extrême émotion, ce furent des milliers d’Européens qui pleurèrent dans un même chagrin. Si officieusement l’OAS n’existait déjà plus, officiellement elle déposa les armes ce 27 juin 1962. Son aventure était historiquement terminée. Le temps du combat s’était achevé, tandis que pour la plupart commençait le temps de l’exil ou celui des prisons… En déclenchant le feu et le sang, on a dit que ces commandos de l’OAS étaient des irréductibles, voire, des factieux. C’est faux ! Ils étaient tout simplement des désespérés et leurs objectifs n’ont jamais dépassé les termes d’un refus fondamental. Il ne s’agissait pas pour l’Organisation de « prendre le pouvoir » comme l’affirmaient sans relâche les autorités à court d’argument crédible, ni d’imposer un certain type de régime, il s’agissait essentiellement d’empêcher la constitution d’un Etat National Algérien Indépendant, de briser le mécanisme des négociations engagées entre le gouvernement de la V° République et le GPRA, de s’opposer à la fois à la politique d’abandon menée par de Gaulle et de poursuivre la lutte contre le FLN. L’Organisation Armée Secrète est née au début de 1961, en Espagne, dans un groupuscule où apparaissent le général Salan, Lagaillarde, Susini, le docteur Lefèvre… C’est après l’effondrement du putsch, d’avril 1961, qu’elle devait atteindre à la notoriété en Algérie et devint vraiment active qu’au lendemain de cette chose extraordinaire qui ne fut qu’une vaste fumisterie : la trêve « unilatérale » décidée par Paris et qui permit aux rescapés de l’Armée de Libération Nationale (A.L.N) de reprendre la population en main aussi bien dans les campagnes que dans les centres urbains. Attentats, égorgements, mutilations se multipliaient. Devant les cadavres des égorgés et les visages grimaçants des mutilés, toute velléité de résistance s’effondrait. Le ressort se brisait. Les Musulmans fidèles à la France étaient les premières victimes ; la peur, peu à peu, les menait dans les rangs du FLN. Pour encourager ce processus, Le gouvernement gaulliste annonça une nouvelle « mesure positive » (sic) : 2297 autres libérations de détenus FLN et 32 millions de Francs de crédits nouveaux !… Encouragés, les tueurs du FLN sévirent désormais en toute impunité… La moyenne quotidienne des attentats passa de 20 à 37 et les manifestations avec slogans et drapeaux verts et blancs se multiplièrent… Chez les Européens, la colère montait : « Voilà le résultat de leurs négociations. La grande Zohra (surnom donné à de Gaulle) est tout juste bonne à interrompre les offensives de l’armée et à nous laisser assassiner par les fellaghas. Ca ne se passera pas comme ça ! » Et aux quatre coins du pays, on battait le rappel des bonnes volontés. On s’organisait pour lutter à la fois contre le FLN et l’ennemi gaulliste. Les effectifs de l’OAS ne cessaient de gonfler… Le 30 juin 1961, de Gaulle mit le feu aux poudres. En réponse à cette colère et à la popularité sans cesse croissante de l’OAS, il fit connaître sa décision de rapatrier en Métropole la 11e Division Légère d’Intervention, constituée en parti d’éléments parachutistes ayant participé au putsch et de la remplacer par… cinq compagnies de CRS métropolitaines, afin de réprimer dans les villes le « soulèvement » des Européens. Dans toute l’Algérie les murs se couvrirent d’affiches : « L’OAS veille »… « Aux armes citoyens ! » Répliquant au FLN, qui contrôlait les quartiers arabes par une organisation politico-administrative parallèle, l’OAS allait structurer les villes européennes. D’un côté flottait le drapeau vert et blanc marqué de l’étoile et du croissant rouge, de l’autre, côte à côte, le drapeau tricolore et le pavillon noir de l’OAS… « De Gaulle veut notre mort ! » Ce fut le cri de guerre et de désespoir d’un million d’Européens qui, las d’apprendre le massacre de familles françaises, s’organisèrent en commando. Les magasins arabes flambèrent à leur tour, le plastic détruisit des bains maures. Les affrontements, les combats de rues se multiplièrent sans que les forces de l’ordre arrivent à juguler cette flambée de violence. L’Algérie entière était déchaînée. Les « stroungas » explosaient partout et aux grenades lancées dans les tramways et les autobus par le FLN, répondaient les mitraillages des cafés maures. Partout du sang, des morts qu’on enjambait dans les rues sans même un instant d’émotion. La folie s’était emparée de ce pays autrefois si paisible et si heureux. De nouveau la presse se déchaîna qualifiant de « monstrueux » les attentats commis contre les Musulmans. Elle baptisa de « ratonnades » ces actions inconsidérées et elle affirma sans vergogne que « les tueurs nazis de l’OAS se livraient au racket et au massacre sur les Musulmans et les « patriotes » gaullistes ! » Faute de protection de l’armée ou de la police, la foule se faisait justice elle-même appliquant la loi du talion, condamnable par son aveuglement, mais explicable par les souffrances endurées depuis sept années. On oubliait la terreur qui avait régné depuis si longtemps, on ne se souvenait plus des charniers de Mélouza et d’El- H alia, des bombes du stade d’El-Biar et du casino de la Corniche, on ne prêtait aucune attention aux grenades qui explosaient chaque jour dans les cafés, les écoles, aux arrêts d’autobus, dans les quartiers européens, on feignait d’ignorer les enlèvements qui se multipliaient dans tous les coins du territoire, les égorgements et les viols. Seuls importaient les ratonnades que le journaliste, Yves Lavoquer, comparait aux « pogroms de la Russie tsariste et aux massacres nazis » !… Cependant, sourds aux cris des hyènes et des chacals, dans un pays désormais ravagé par la guerre civile, des hommes résistaient. Effarent paradoxe que ce conflit qui, dans sa nouvelle et ultime phase, voyait des Français se dresser contre d’autres Français pour sauvegarder une parcelle de terre française… Sans uniformes, sans moyens militaires, sans autres armes que de fortune, n’ayant en commun que leur volonté de vivre et de mourir sur la terre de leurs ancêtres, ces combattants là, menaient un combat héroïque et sans espoir. Combat chaotique, désespéré, mortel, mais si efficace qu’il semait l’angoisse et la crainte dans les plus hautes sphères… et que la fatalité des circonstances précipitera vers un dénouement tragique L’OAS était une révolte : révolte des habitants de toute une province qui se sentaient abandonnés par la mère Patrie et qui se voyaient placés dans l’alternative suivante : quitter leur sol natal et devenir des déracinés ou rester sur place pour subir les spoliations et les vengeances, le couteau, la balle et la hache. Et qui formait ses rangs, sinon des hommes courageux, le plus souvent des humbles qui n’avaient ni privilège à défendre, ni fortune à sauver ? L’OAS, c’était à la fois, le combattant de l’ombre, l’enfant qui collait une affiche et mourait le pinceau à la main, le vieillard qui guettait et sifflait à l’entrée d’un quartier pour avertir de l’arrivée des « forces de l’ordre », la ménagère qui transportait des tracts dans son panier en allant au marché et ces familles qui hébergeaient les légionnaires du 1er REP après la dissolution de cette prestigieuse unité. Elle était une armée d’ombres, l’armée miraculeuse de l’amour et du malheur. Elle représentait, pour la population d’Algérie, le dernier espoir et l’ultime recours contre un désespoir passionnel. C’était la bouée de sauvetage à laquelle le naufragé tente de s’accrocher. Ce sigle représentait un idéal de combat contre le déracinement et contre la honte. Il n’avait aucun caractère politique, puisque spécifiquement charnel. Un des fondateurs –sinon le père de l’OAS- avait écrit dans l’Echo d’Alger, le 6 décembre 1957 : « L’insurrection, pour l’Algérie française est l’insurrection légitime ! »… L’auteur de cette phrase n’était autre que Michel Debré, Premier ministre de de Gaulle. Ces hommes se battaient non par ambition, non par intérêt, mais parce qu’un sentiment sur lequel aucun raisonnement n’avait de prise -l’attachement profond à la terre natale- les avait conduit à la révolte. L’OAS c’était, comme l’a écrit Alain Peyrefitte, « le sursaut d’un peuple qui ne veut pas mourir ». Ils ne se demandaient pas, ils ne se demandaient plus où était leur Patrie. Elle était là, dans cette terre. Ils refusaient d’être dépossédés de ce qu’ils avaient acquis, pierre par pierre et sou par sou. Ils refusaient de se séparer du cadre qui avait bercé leur enfance, de leurs souvenirs, de leurs morts. C’était l’essence même de leur vie… et ils défendaient leur vie. Puisqu’ils étaient attachés à l’Algérie de toute leur âme, comment vivre ailleurs alors ? Une terre se défendait comme une femme, comme tout ce qu’on aimait et ici on mourrait pour ce qui donnait du prix à la vie, pour une raison d’être et de demeurer. Une évidence s’imposait alors : S’il n’y avait pas eu le FLN, il n’y aurait pas eu d’OAS. Si de Gaulle avait laissé l’armée abattre le FLN –comme elle aurait pu le faire- il n’y aurait pas eu non plus d’OAS… c’est une vérité première. Durant un an elle fit la guerre, comme le FLN la fit durant sept ans et, pour son malheur, les Français de Métropole ne retinrent d’elle que ses aspects les plus noirs. Ils ignoraient –ou feignaient d’ignorer- les exactions du FLN, des barbouzes et des gendarmes mobiles. Ils ne considéraient déjà plus l’Algérie comme un département français… et ils s’en fichaient. Ils souhaitaient se débarrasser au plus vite du « boulet algérien » -terme propre au général président- Les communistes jubilaient et poursuivaient leur propagande de destruction basée sur la sempiternelle rengaine : « Les pauvres Musulmans exploités par les salauds de colons », terme englobant tous les Européens d’Algérie, qu’ils fussent employés, ouvriers, commerçants ou fonctionnaires, tous issus d’une immigration désirée… quand elle ne fut pas imposée par la Métropole avec les déportations de 1848 et 1870. Ces « combattants de l’ombre » avaient, tous, conscience de participer à une croisade. Ils n’avaient plus d’identité, plus de famille, plus de maison. Ils ne se nourrissaient qu’à moitié, ne dormaient jamais deux fois sous le même toit et s’imaginaient toujours être épiés. Chaque jour des camarades de combat étaient pris, puis on les torturait et on les jetait telles des loques dans des cachots sombres et humides. Ils vivaient avec la hantise de subir le même sort et s’assimilaient donc à des bêtes traquées. Pourtant ils savaient qu’ils n’étaient pas tout à fait seuls. Ils sentaient autour d’eux toute la foi et toute la tendresse d’un peuple enchaîné qui vivait à l’heure de leurs craintes, de leurs tourments. Ils trouvaient toujours des gens pour les aider, les héberger, les soigner et les encourager. Ils étaient le maillon de la chaîne qui les reliait entre un passé heureux et un avenir compromis. Face au péril sans cesse croissant que représentait, pour le Pouvoir, l’organisation dont le slogan : « L’OAS frappe où elle veut, quand elle veut ! » ne faisait que se renforcer, de Gaulle et ses séides surent choisir les mots et mettre en évidence les actes pouvant discréditer l’adversaire… celui-ci n’étant évidemment plus le FLN… ni les seuls membres de l’OAS… mais l’ensemble des Européens accusés d’entraver la marche vers la paix voulue par le chef de l’Etat avec le soutien de la majorité des métropolitains. Pour parvenir à ses fins, il convenait, pour l’abattre, de marginaliser et d’isoler l’OAS mais aussi la population qui avait permis son triomphe jusque là. Triomphe qui avait inquiété tant le gouvernement que le GPRA au point de faire croître leur désir respectif de conclure les accords au plus vite et, pour la partie française, par « n’importe quel moyen ». Pour autant, l’OAS ne désarmait pas. Dans certains points du bled dont l’armée se retirait progressivement depuis l’été 1961, elle avait tenté l’implantation de maquis pour lutter directement contre l’ALN sans populations interposées et dans le secret espoir de dégager une portion de territoire où son autorité serait reconnue. Guelma, Bouira, Tipasa, Coléa… autant de vains essais. Les commandos furent encerclés par l’armée et, incapables de tirer sur des soldats français, se rendirent. L’ultime et spectaculaire tentative eut lieu dans l’Ouarsenis, le 29 mars 1962 et se solda par un sanglant échec et la mort de l’un de ses chefs, le commandant Bazin. Trahie, l’OAS, au lieu des alliés qu’elle attendait (les harkis du Bachaga Boualam et deux unités régulières de l’armée) tomba sur des concentrations de forces FLN dix fois supérieures en nombre dont il a été affirmé –et jamais démenti- qu’elles avaient été amenées à pied d’œuvre par les véhicules des gendarmes mobiles français. Un combat désespéré qui alla jusqu’au corps à corps, s’engagea. Les hommes de l’OAS qui échappèrent à la tuerie furent pourchassés et quand ils furent rejoints, sauvagement abattus. Ce fut là la dernière bataille de l’OAS… son Camerone ! José CASTANO (joseph.castano0508@orange.fr)
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : SOCIETE
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