Les vacances sont maintenant terminées. Nos rédacteurs sont rentrés. Nous reprenons donc notre parution avec, vous le verrez bientôt, de nouveaux rédacteurs – ou des anciens qui reviennent… -.
La rentrée s’annonce animée chez nos politiciens. Ils s’agitent beaucoup : chez les socialistes, on s’interroge – déjà – sur le futur candidat à l’élection présidentielle. Ils se poussent tous des coudes sans rien proposer de concret sauf leurs personnes. De toutes les façons, cela n’a aucune importance, tous se décidant maintenant au niveau européen !
Chez les verts, on se sent « pousser des ailes », espérant revoir les « scores » des élections européennes, ce que personnellement je ne crois pas. Enfin, ils peuvent toujours espérer. La aussi, des ambitions se font jour au nom d’une fausse protection de la nature mais vraie politique révolutionnaire, apatride, anti française.
Ne parlons pas de l’extrême gauche qui rêve de luttes révolutionnaires et d’agitation, espérant profiter de la crise pour progresser.
Au Modem de François BAYROUX, les militants espèrent des jours meilleurs en jouant sur la « chasse » à Sarkozy avec des alliances plus ou moins sérieuses avec une « gauche modérée ». Chez eux, en fait, tout repose sur « le Chef » et donc les présidentielles, en bonne logique partisane républicaine.
Dans la majorité, qui n’est plus à « droite » depuis longtemps (1), ce que l’on appelle le « sarkozisme », on cherche à « unir » là aussi autour du « Chef » pour non pas servir mais gagner les prochaines élections et ceci en faisant de la surenchère à gauche tout en récupérant quelques personnes plus à droite qui espèrent comme cela « survivre ». Nous venons ainsi de voir Philippe de Villiers rejoindre la majorité pour des raisons électorales mais sans une chance de réussir à ne serait-ce qu’un peu ralentir la dérive « socialo-capitalisto-révolutionnaire » de notre Président et de ses principaux ministres. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, nous les avons vu imposer la scandaleuse loi imposant le travail du dimanche pour le plus grand bien de quelques gros capitalistes mais sacrifiant les intérêts des familles, des emplois et à terme de la Nation tout entière sans compter son anticatholicisme évident !
Mais durant ces vacances, ce sont nos agriculteurs qui ont le plus souffert. Déjà la branche laitière a vu les prix du lait baisser (rassurez-vous, ils ne baissent pas dans les super marchés !), amenant à la ruine de nombreux éleveurs. Il en est de même pour nos producteurs de fruits et de légumes. Comme si cela ne suffisait pas, quelques obscurs – mais riches – fonctionnaires bruxellois se sont aperçus que nos agriculteurs avaient eu des subventions en trop il y a plusieurs années et qu’ils doivent rembourser ( !) car cela aurait faussé la concurrence.
D’abord, si cela a faussé la concurrence, c’est trop tard ! Alors, pourquoi rembourser ? Et puis, la concurrence avec qui ?
Il faudrait se rendre compte enfin que la Politique Agricole Commune est quelque chose de complètement idéologique qui a détruit une bonne partie de notre agriculture et qui tend à faire disparaître ce qui en reste, ceci au nom du libre échange international. Or, une agriculture est avant tout destinée à nourrir une population, c’est ce qui devrait diriger la politique agricole dans tous les pays. On aurait ainsi évité en grande partie la misère, la famine en particulier en Afrique car, pour favoriser le libre-échange, les grands groupes y ont favorisé les mono cultures au détriment des produits locaux adaptés aux sols et nourrissant les population.
De même, en France, nous devons favoriser une agriculture naturelle visant à nourrir d’abord notre population, sans chercher forcément à exporter et en important le moins possible. Pour cela, il faut garantir un revenu stable et suffisant à nos agriculteurs non pas en les subventionnant mais en imposant un prix d’achat minimum des produits (le juste prix de chacun qui pourrait être défini par les professionnels des filières en accord avec les revendeur, l’Etat n’intervenant qu’en cas de conflit). Bien entendu, le même prix s’imposerait aux produits éventuellement importés. La différence entre ce prix et le prix réel du produit importé, s’il est inférieur, pourrait être collecté pour servir à aider les pays en voies de développement. Non seulement, cela permettrait à nos agriculteurs de vivre et cela protégerait doublement l’environnement : en permettant les cultures et en diminuant les transports, très polluants. Il est étonnant que personne chez les pseudos écolos ne propose cela ! L’Europe de Bruxelles ne serait pas d’accord ! raison de plus pour dénoncer les traités qui nous lient.
Mais pour arriver à cela, il faut un pouvoir qui ne soit pas le « nez dans le guidon » : qui ne voit pas que tactiques électorales mais qui «laisse du temps au temps » comme disait si bien François Mitterrand, ce qu’il n’a pas fait, républicain qu’il était, mais était-ce sans doute une juste expression qui lui restait de la formation politique qu’il avait eue à l’Action Française !
Il n’existe en France qu’une seule organisation de l’Etat qui puisse permettre cette vue à long terme, l’Histoire nous le montre, c’est la monarchie royale héréditaire.
(1) du moins si l’on entend par ce mot : droiture, morale, défense de la Nation, de l’institution familiale, justice.
P.S. : Où l’on reparle des « traders ». Les financiers qui veulent mener le monde (et le font hélas beaucoup trop souvent !) n’en finissent plus, comme l’écrit très bien Jean Montaldo dans « sa lettre ouverte aux bandits de la finance » (Editions Albin Michel – 19,90 €), de jouer « au Casino » avec nos sous. La finance n’est pas un jeu. Les « traders » ne devraient pas exister et donc ne pas avoir de scandaleux « bonus ». Ce n’est pas le rôle d’une banque de spéculer, elle devrait seulement occasionnellement investir dans des entreprises et à long terme.
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