Mercredi 3 juin 2009
Les élections des députés français au parlement européen approchent. Vous recevrez normalement ce numéro avant le scrutin. C’est l’occasion pour nous de rappeler notre opposition totale à la
construction européenne telle qu’elle se fait depuis plus de cinquante ans. Quelques exemples récents de décisions des technocrates de Bruxelles montrent bien la nuisance de cette « construction »
: - L’interdiction de la pêche au cabillaud pour les Français, des « quotas »importants étant donnés aux scandinaves ! Notre gouvernement ne peut rien faire, n’étant plus décisionnaire. Or, ce doit
être aux Français de décider pour ses pêcheurs. - La baisse du prix du lait du fait de la concurrence étrangère mettant en péril l’existence même de notre agriculture. Vue à court terme des mêmes
technocrates alors qu’au contraire notre agriculture devrait être protéger. La aussi, il serait temps de supprimer la « politique agricole commune » qui n’a rien rapporté à la France –
contrairement à ce qui est dit et écrit partout – et de reprendre notre indépendance, protégeant notre agriculture. Il faut au maximum que cette industrie nourrisse d’abord les habitants de notre
pays, au plus près du lieu de production. Ce serait d’ailleurs très « écologique », limitant les transports coûteux et polluants. - Et puis, il y a cette directive absurde, je dirai même «
criminelle » de permettre de faire du vin rosé en mélangeant du rouge et du blanc. C’est typique de la construction mentale de fonctionnaires – très bien payés – dans leurs bureaux qui décident
tout et n’importe quoi (peut-être moyennant quelques avantages….) avec toujours l’idée d’un nivellement par le bas. Ces quelques exemples montrent bien la nocivité du système. On pourrait aussi
rappeler que cette « europe nouvelle » démarra avec la « CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier) » et que, depuis, il n’y a plus de charbon et d’acier européen… ! C’est typique de
leur réussite ! Ils n’ont pas encore réussi à détruire toute notre industrie, il y en a qui résiste, mais cela ne saurait tarder. Cela est dû essentiellement au fait que « leur europe » est avant
tout une construction idéologique fondée sur le libéralisme. Le libéralisme dans tous les domaines : - Economique : libre-échange total non seulement à l’intérieur des frontières européennes – ce
qui pourrait à la rigueur se comprendre en cas d’accords entre les différents Etats, mais avec possibilité de dénonciation pour certains secteurs en fonction des besoins – mais aussi sur le plan
international. Cela conduit à la mondialisation. A noter que cela n’est nullement remis en cause par la crise actuelle, les Etats se contentant d’aider certaines industries, voir – pas en France –
d’en prendre plus ou moins le contrôle. - Financière : c’est la circulation libre des capitaux avec toutes les spéculations que cela comporte. Toute prise de contrôle de société devrait pouvoir
être stoppée, voir interdite dans certains cas ou soumise à autorisation. Enfin, toute prise de participation importante devrait être pour une période définie au départ, sans possibilité de
revente. - Politiques : un modèle d’organisation politique doit être imposé, dans le sens du libéralisme : tout doit être autorisé sauf, bien sûr, ce qui est considéré comme « politiquement
incorrect » par Bruxelles ! En particulier, une immigration massive sera imposée à tous les Etats qui doivent accepter tous ceux qui viennent chez eux, qu’ils viennent de pays de l’Union ou pas.
Nous devons favoriser aussi l’importation d’ingénieurs, de médecins… venant des pays défavorisés, ce qui est scandaleux car nous empêchons ainsi ces pays de se développer et nous déracinons des
personnes qui pourraient très bien – avec notre aide – travailler chez eux pour le bien de tous. - Moraux : avortement libre, mariages homosexuels, libertinage, d’où le refus de reconnaître les
origines chrétiennes de l’Europe. Volonté systématique de destruction de la cellule familiale, obstacle à l’individualisme. La nouvelle et scandaleuse offensive gouvernementale en faveur du travail
du dimanche va dans ce sens. Elle correspond aussi à une demande de « Bruxelles ». L’Union Européenne détruit les Nations mais aussi les hommes qui y vivent. Il s’agit sans doute d’une des plus
grandes entreprises totalitaires de tous les temps, d’autant plus dangereuse que – contrairement à celles des nazis ou des communistes – elle avance masquée, sans camps de concentration ou milices
visibles. De traités en traités, la situation s’aggrave et celui de Lisbonne est le pire de tous. Aussi, il serait souhaitable, au point où l’on en est, que la France se retire de l’Union
Européenne. Cela ferait un choc terrible, entraînant d’autres pays, qui permettrait peut-être un choc salutaire, chance de véritables accords entre pays européens gardant chacun leur indépendance.
Alors, que faire le 7 Juin ? Surtout ne pas voter pour une liste de la bande des « supranationaux » qui veulent détruire notre pays : UMP, PS, MODEM, Verts. Restent ceux qui ont voté « non » au
dernier référendum. Ceux de gauche ne veulent qu’une autre internationale que la libérale, donc sans intérêt. Il y a les souverainistes : Front National (A noter que la liste de l’Est est dirigé
par le sympathique Bruno Golnisch), « Libertas » regroupant MPF et « Chasse, pêche et tradition » (le MPF s’est toujours bien battu pour l’indépendance et les valeurs chrétiennes), « Debout la
République » (quel affreux nom !) de Dupont Aignan, personnage courageux qui a su claquer la porte de l’UMP mais qui a eu des propos « étranges » et mals venus sur le mariage homosexuel,
l’avortement ou Benoît XVI. Enfin, il y a la très sympathique liste de l’Alliance Royale (à noter que n’ayant pas d’argent pour faire imprimer des bulletins de vote, ceux-ci sont à prendre sur le
site de l’Alliance Royale – j’en ai à votre disposition pour ceux qui n’ont pas internet). De toutes façons rien à espérer de ces élections et je comprends parfaitement que l’on ne veuille pas
cautionner ce pseudo parlement européen en allant voter. A condition, bien sûr, de ne pas arrêter de travailler à l’avenir de la France en combattant pour son Roi.
Par Philippe SCHNEIDER
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Publié dans : Le Journal
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