Pensée

"Le monde n'est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu'il est devenu objet de dialogue." HANNAH ARENDT

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Mercredi 1 avril 2009
Nadine Morano, ministre de l’anti-famille, après son premier échec de vouloir donner un statut aux « beaux parents », revient à la charge : "Je suis attachée aux valeurs traditionnelles mais je ne nie pas la réalité de la société. La famille est une cellule vivante. Je rappelle qu'un enfant sur deux naît aujourd'hui hors mariage et que près de six millions d'enfants vivent dans des structures familiales différentes. Il y a environ 30 000 familles polygames en France. Aussi, la loi reprend les données statistiques." En somme, si on la comprend bien : comme la société est dépravée, que la Loi n’est pas appliquée, il convient de changer les règlements, en somme la politique dite du « chien crevé au fil de l’eau » : on suit la facilité, le plus mauvais mais surtout on ne cherche pas à redresser la situation, ce qui serait le rôle de l’Etat. C’est ainsi que les sociétés, les nations disparaissent mais, après tout, cette politique est naturelle en démocratie ! Jean NEDISCHER
Par Philippe SCHNEIDER
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Mercredi 1 avril 2009
Il a fallut 35 ans de combat pour que cette petite île foncièrement Française devienne un département. On se souvient que Valéry Giscard étant président, il avait voulu donner cette île aux Comores qui prenaient leur indépendance et basculaient dans des dictatures féroces, ce qui est encore le cas aujourd’hui. Mayote voulu rester Française malgré les oppositions des Comores et de l’Etat Français. Seuls quelques métropolitains se portèrent immédiatement au secours des Mahorais et les premiers furent les royalistes d’Action Française. On rendra hommage en particulier à Pierre Pujo qui a su mener avec brio ce combat, allant chercher des alliés, convainquant des personnalités (comme Alain Poher) de soutenir ces Français. A plusieurs reprises, la république tenta de les abandonner mais ils surent toujours, avec notre appui, gagner. Les Mohorais ont toujours voulu devenir un département Français pour être plus sûr de ne pas un jour être « lâchés ». Voilà qui est fait. Qu’ils soient toujours vigilants, cependant, car on sait que la république a souvent déjà abandonnés des départements Français. Il faudrait aussi régler certains problèmes sur place, en particulier offrir à ces Comoriens qui n’ont pas voulu rester Français un retour sur leurs îles. Philippe SCHNEIDER
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : L'Actualité Politique
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Vendredi 20 mars 2009
Lu sur e-deo : "matraquage sur 11 chaînes de télévision ce week-end. Y compris, et c’est une première, pendant les émissions religieuses du dimanche. [Les propos du Saint-Père] ont ébranlé jusqu’à la direction de France Télévisions. Selon nos informations, Patrice Duhamel, le numéro 2 du groupe public, a expressément demandé, ce matin, à ses équipes d’apposer le logo du Sidaction sur la retransmission des cultes religieux. S’agissant d’un habillage d’antenne, France 2 n’a nul besoin du consentement des autorités religieuses en question qui, du reste, n’ont pas été consultées mais simplement informées". Où comment faire croire à tous que l'Église en France n'est pas en accord avec le Pape qui passera alors pour un homme isolé.
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : L'Actualité Politique
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Mardi 17 mars 2009
Hilaire ce Crémiers Politique Magazine n°72 Mars 2009 LA FRANCE RÉPUBLICAINE serait agressée par le pouvoir personnel de Sarkozy ; telle est la dialectique du jour dans laquelle se complaisent les commentateurs en tous genres. La réalité est tout autre. Le fonctionnement ordinaire du régime républicain en France aboutit à l'institutionnalisation de la crise politique et, comme il faut bien un jour sortir de cette crise politique continue qui est au principe même du système institutionnel, il arrive régulièrement qu'un homme s'affirme qui prend sur lui d'essayer de résoudre le problème. Il prétend répondre à toutes les questions pendantes ; il impose ce qu'il considère comme le primat de l'efficacité. Il ne s'agit jamais que de sauver la République de son défaut congénital et fatal. Dans les dernières années de la présidence de Jacques Chirac, ce basculement institutionnel était prévisible et dans ces colonnes de Politique magazine avait été annoncée alors l'apparition comme obligée d'un certain bonapartisme, quel que fiàt celui qui le revendiquât, Villepin, Sarkozy, Royal ou Aubry, bien avant que ces messieurs de la presse bourgeoise et gaucharde ne s'avisent eux-mêmes du fait et ne se mettent à pousser des cris d'orfraie. Pas plus que les hommes politiques, pas plus même que les professeurs au cerveau lié, ils ne tirent de leçons de l'histoire, incapables qu'ils sont de voir les évidences. La République secrète le pouvoir personnel comme la réponse naturelle et appropriée à son problème existentiel ; tout le reste est littérature et posture. Si l'on refuse le mécanisme, il faut pareillement en contester la cause. Eh bien non ! La France devra supporter leur hystérie, dans leur horreur de tout pouvoir personnel. LE POUVOIR DOIT SEXPLIQUER Voilà donc Nicolas Sarkozy contraint de s'expliquer et de s'expliquer encore pour justifier ses décisions sous peine d'avoir à les remiser. Il doit se plier au difficile exercice d'un examen de passage, et bien qu'étantt censé incarner la souveraineté de la France, il parle, non plus comme ses prédécesseurs qui essayaient toujours de donner à leurs propos des apparences de discours du trône, mais comme un avocat de sa propre cause qui tente à toute force de convaincre. Convaincre qui ? Même pas un juge,mais ce je ne sais quel consensus populaire dont il a besoin - ne serait-ce qu'au mi . ni . munimum - minimorum - pour étayer son pouvoir et poursuivre son action. Après les innombrables discours de janvier, ce fut d'abord au début février un cours d'économie politique d'une heure et demie ; il s'exposait totalement, sur un mode très personnel, pour défendre ses choix: pour le plan de relance, disait-il, mieux valait l'investissement productif que la seule consommation, mieux valait sauver, consolider et accroître les actifs qu'alimenter une demande qui se dissiperait en un instant et se solderait en passif. Ces choix relevaient d'une politique d'État, car seul l'État était en capacité d'avoir un regard souverain, une ligne juste, une force de réali- sation et une continuité d'action indispensables à l'oeuvre entreprise. L'homme que l'on qualifiait de libéral, ne craignait pas de jouer les interventionnistes, salut public oblige. C'est ainsi qu'il fut amené à faire ce que font tous les États du monde développé : après avoir mis « le paquet » pour sauver les institutions financières, mettre un autre « paquet > pour sauver les industries nationales fondamentales afin de garantir l'activité et l'emploi aux conditions formelles de respecter les exigences nationales et sociales. Bien sûr, dans la leçon, il lui fallut assurer le monde de son zèle républicain et de sa stricte orthodoxie démocratique. Ça fait partie du devoir imposé. Reste qu'il s'est escrimé pour montrer, démontrer qu'il y avait une crise financière d'abord, économique maintenant, sociale demain, dont il n'était pas responsable et qui l'avait surpris en plein travail de réformes qu'il n'était pas question, dans son esprit, de remettre en cause. LA FRANCE NEST PAS REPRÉSENTÉE Eh bien, le succès de la prestation présidentielle ne fut qu'éphémère. Très vite la critique a fusé de toutes parts sans le moindre souci d'union nationale. Les argumentaires se développaient sur un seul thème : le plan de Sarkozy, parce qu'il était de Sarkozy, ne pouvait qu'échouer;et même il le fallait pour répondre au besoin impérieux d'une justice immanente. Quant aux réformes, il n'y avait plus qu'à les arrêter pour rétablir la République dans ses habitudes qui faisaient le bonheur de ceux qui en vivaient. Les journalistes des radios d'État et payés par l'État, ceux des journaux subventionnés par l'État sont ceux qui ont sonné la charge la plus violente contre le chef de ce même État ! C'est dire où en est la République. Quinze jours après, le sommet social mettait le président de la République en présence des partenaires sociaux. De manière limitée mais précise, il entrait dans ce qui doit être leur souci : le soutien des plus défavorisés, des plus fragiles ; il parlait ferme au patronat et à sa représentante, proposant une répartition des fruits de l'activité par tiers entre l'entreprise, les actionnaires et les salariés. Tout peut se discuter, surtout dans la conjoncture actuelle. Cependant rien n'y fit. Pour les syndicats, les comptes n'y étaient pas. Les dits partenaires sociaux continuaient et continuent leurs petits jeux, en exigeant des relèvements de salaires impossibles à généraliser dans la crise économique qui ne fait que s'annoncer et qui va probablement se révéler d'une violence insoupçonnée. La lutte sociale ne fait donc que commencer. L'opposition socialiste souffle tant qu'elle peut sur tous les débuts d'incendie avec une joie non dissimulée. Mais au profit de qui ? Ce simple constat, hélas, ne prouve qu'une chose que tous ceux qui profitent du système refusent même d'examiner, à quelque faction qu'ils appartiennent, c'est que la France concrète, celle qui travaille, souffre, prie, agit et fait marcher la machine, n'est pas représentée ou fort mal représentée. Les organismes dits représentatifs en République française ne représentent pas la France ni les Français ; ils ne représentent jamais que la République et son système dont le principe totalitaire et unitaire est celui de la division car, elle, c'est comme ça qu'elle marche La vérité est qu'il y a en France un énorme problème de représentation. Tous les rapports en sont faussés. Et ce problème est fondamentalement politique. Ce n'est pas parce que l'on jette dans la rue des gens préalablement excités qu'on en devient pour cela plus représentatif. LA VOLONTÉ DE SARKOZY Un homme qui est à la tête de l'État, qui veut en concentrer tous les pouvoirs en y ajoutant constamment une note très personnelle, s'est fixé une sorte de défi : faire marcher la République. Il est inutile de lui prêter des desseins criminels ; son allure pressée, sa manière d'exercer le pouvoir, sa prétention à tout régler avec cette propension singulière à se mettre toujours en avant, peuvent agacer, exaspérer. Là n'est pas l'essentiel. L'essentiel tient à cette volonté qu'il a de donner à la République une organisation efficace, une capacité d'action à l'intérieur et à l'extérieur qui la mette en état d'influer sur le monde moderne. C'est incontestablement la pensée qui le guide avec sans doute cette réflexion à la fois naïve et malicieuse : « Moi, Je vais réussir là où les autres ont échoué ». D'où ce style qui le pousse en tout à toujours tout braver, même quand ce n'est que d'apparence. Les Français, d'une manière générale, n'aiment pas cette attitude dans leur chef de l'État qu'ils veulent plutôt calme, pondéré, arbitre et souverain. Ce n'est pas le genre de Sarkozy. Il conçoit la fonction présidentielle non comme la charge d'une magistrature suprême qui oblige à une certaine hauteur, mais comme un poste "managérial" une tâche à accomplir, « un boulot » à faire. Et « ce boulot » est aujourd'hui de réformer la République pour l'adapter aux temps actuels : c'est son côté jeune et moderne. LA FRANCE OU LA RÉPUBLIQUE Toute l'ambiguïté de l'action de Nicolas Sarkozy tient au fait qu'il n'est pas certain qu'une réforme de la République soit une vraie réforme pour la France. Autant la France a, de fait, besoin de réformes de longe durée qui la vivifient et qui nécessiteraient un État fort et durable, autant les tentatives de réformes du système républicain laissent l'observateur perplexe, tant ce système en lui-même est irréformable. Et c'est là que Nicolas Sarkozy va s'user et pour rien. Non seulement il n'en recevra aucune reconnaissance mais il déclanche du coup un processus de rejet qui risque progressivement d'aller jusqu'au bout. D'autant plus que l'atmosphère même de crise aggrave toutes les difficultés et est propice à toutes les oppositions. Il n'aura droit à aucune considération ni à aucune pitié. Et, pourtant, il n'est pas douteux que sa volonté, « son volontarisme » comme il dit, ne tende qu'a assurer un meilleur fonctionnement des institutions essentielles de la République. Il suffit ici d'en donner quelques exemples, tant son idée va à tout remanier. Il voudrait arriver à constituer la République bipartisane, à la mode américaine qui permette l'exercice serein d'un pouvoir législatif enfin assumé, - mais estce possible et est-ce cela dont la France a besoin ? Il voudrait une presse libre qui se gère elle-même et qui s'établisse en pôles économiques puissants, qui soit une illustration de la pensée française, - mais est-ce ce qui se passe et la question n'est elle pas d'abord d'ordre idéologique et journalistique ? Il voudrait des universités autonomes, fortes, maîtresses de leur budget, de leurs enseignements et de leur destin, il fait des réformes dans ce sens, mais la République congénitalement n'en veut pas et la question est encore - au-delà de quelques maladresses d'ordre partisan et idéologique. Il voudrait des syndicats représentatifs et actifs, mais il ne fait que renforcer un système de pouvoir accapareur et destructeur. Il voudrait une France décentralisée et simplifiée qui se charge de ses propres compétences, mais ce n'est absolument pas ce que veulent les hommes des appareils. Il voudrait une France ultra-marine qui se prenne en main, mais ceux qui vivent du système ne pensent qu'à en tirer davantage de profits. Il voudrait des finances saines et équilibrées ; elles le seront de moins en moins. Il voudrait une Europe forte et unie ; et à force de la vouloir il fait sauter l'Europe telle qu'elle existe, ce qui n'est pas plus mal, mais est lourd de graves conséquences. Il voudrait une politique extérieure brillante, réactive, immédiatement féconde mais la durée lui échappe et demain tout peut s'écrouler d'un échafaudage de combinaisons construit dans la hâte. Le voici sur tous les fronts. Il se dégage de cette activité pour le citoyen moyen une impression de confusion et de fébrilité qui ne correspond pas à la détermination de l'homme. Un sentiment général s'impose, qu'il en fait trop. La vérité est plutôt qu'il n'en fait pas assez, tout en donnant cette impression qu'il en fait trop. De toute façon, il ne peut en faire plus. Même humainement. Car personne ne peut dénier le fait qu'il travaille énormément. Alors, pourquoi pas assez ? Tout simplement parce que ce ne sera pas suffisant pour changer le cours des choses. Il y a une contradiction majeure dans l'oeuvre sarkozienne. Sa volonté, aussi sincère, aussi forte soit-elle, se heurte à la nature des choses. La République va l'user. Elle ne se réforme pas, sauf accident que l'histoire provoque et que son inaptitude rend inéluctable. Il y a chez Sarkozy l'ambition d'un Hercule qui entreprend tous les travaux il est à craindre qu'il ne se retrouve dans la situation d'un Sisyphe qui, ayant réussi à rouler son rocher vers quelque sommet, le voit tout à coup dévaler la pente infernale selon la force irrésistible de sa pesanteur.
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : Le Journal
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Jeudi 5 mars 2009
Information prise sur le site « le salon beige » L'exposition "Homme-Femme : de quel sexe êtes-vous ?" sera présentée du 7 mars 2009 au 3 janvier 2010 au Musuem-Aquarium de Nancy, en partenariat avec notamment l'Association Lesbienne, Gay, Bisexuelle et Transexuelle ou encore le Centre de ressources sur le genre (Lyon). Ces groupuscules militent pour la théorie du genre, plus pernicieuse que le marxisme et destructrice de la famille. Cette exposition ne sera pas cantonnée au lieu dit mais aura des ramifications dans de nombreux autres lieux de la ville : médiathèque, librairies, théâtres, autres musées... Elle vise à toucher toutes les tranches d'âge de la société (dont les enfants de moins de 5 ans !). Vos enfants sont en danger, surveillez les visites organisées pour eux !
Par Philippe SCHNEIDER - Publié dans : Brèves
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