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"Le monde n'est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu'il est devenu objet de dialogue." HANNAH ARENDT

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Mercredi 2 avril 2008

 "Restaurer la nation, refaire l'Etat : un projet national et royal"

organisé par la Restauration Nationale a rassemblé une centaine de personnes, dont les présidents de Fédération (entre autres Philippe SCHNEIDER pour la Lorraine) et des représentants de plusieurs mouvements royalistes comme par exemple Pierre Janton de France Royaliste, Patrick de Villenoisy, porte parole de l’Alliance Royale.

Gérard Leclerc a fait une intervention remarquée. Hilaire de Crémiers a expliqué le principe du colloque : recentrer le débat sur l’essentiel et établir une sagesse en posant les bonnes questions : « Nos idées sont au cœurs de l’actualité. Il faut susciter des réflexions et des analyses pour le projet royal en relevant le défi : faire du neuf avec de l’ancien.».

Les orateurs d’envergure nationale ont abordé à tour de rôle un volet de la gestion des affaires de la cité donc très politique. Jean Baptiste Donnier, professeurs agrégé à la faculté d’Aix, a traité du Pouvoir et de la légitimité. La légitimité renvoie aux lois non écrites de la cité. La légitimité se réfère à quelques chose qui est. Le professeur Donnier explique : « C’est la légitimité qui fonde le pouvoir et cela suppose la continuité ». Pour retrouver une légitimité, il faut une autorité qui soit transcendantale. « Le pouvoir est l’expression d’une volonté, l’autorité qui légitime le pouvoir doit être une figure royale». C’est ce principe qui donne au système de monarchie, un visage humain. Gérard Leclerc souligne l’événement nouveau de ces dernier mois : la déclaration de Nicolas Sarkosy à Latran. Il précise : « C’est la première fois depuis la loi de 1905 qu’un homme politique français enfreint le tabou de la laïcité en faisant l’éloge de la civilisation chrétienne pour l’Europe et en plaçant la question religion sur un plan politique. L’idée religieuse doit être au centre de la politique ». Le Roi, le prince se comporte d’abord comme des chrétiens.

Où est l’homme dans la démocratie

Yvan Blot
, avec sa décontraction et son humour, a démontré les travers de la société actuelle. Il clame : « Les problèmes sont toujours traité en terme budgétaire et législatif. On oublie de parler des hommes et la grandeur de la France est absente des débats ». Il donne moult exemples : L’individualisme remplace la divinité, le collectivisme est partout, il y a un égalitarisme maniaque et un déracinement total de la société. Il cite le terme abominable qui sévit dans les entreprises : « Le services des ressources humaines », comme si l’homme était une ressource au même titre que le charbon, le pétrole ou les choux verts. Pour qu’une société fonction, Il faut avoir une vision à long terme et non dans l’instant. Yvan Blot prend comme exemple la propriété privé qui se gère et se transmet. Il conclut son intervention : « La démocratie, c’est une collectivisation du pouvoir, la monarchie, c’est une privatisation au nom de la famille. Notre mission : Dévoiler la vérité ».

Le professeur François-Georges Dreyfus a évoqué la façon dont est représenté les français et a donc abordé la réforme des institutions. Le professeur Dreyfus pose la grande question : « La démocratie française est elle une réalité ou une démocratie d’apparence ? » Il démontre ensuite que le système français se sclérose pas la superposition des compétences.

Olivier Tournafond a réglé en quelles phrases percutantes le compte de la démocratie : « La démocratie n’est pas un état de droit. Et si la masse vote, elle n’a aucun pouvoir. La démocratie est une absurdité totale sur le plan idéologique. Elle est devenu la grande affaire de l’homme occidental. Jadis, l’homme se souciait du bien et du mal, de la divinité, de l’éternité de l’âme, du bien commun, de la justice ect… Aujourd’hui, il se soucie essentiellement de la démocratie avec comme évangile les droits de l’homme… »

Comment faire le Roi

Xavier Walter
a abordé l’Europe avec moult références à Benoît XVI, l’homme providentiel de ce début du millénaire. L’Europe doit avoir une âme si elle veut un avenir. Seul une Europe des Nations peut assumer l’héritage chrétien à la condition comme le dit si bien le pape : « L’Europe est une héritage qui engage la responsabilité de chrétien ». Xavier Walter a été bien rappelé que l’Europe dépend de la continuité de ce que nous sommes. Il ne suffit pas de nous enfermer dans des traités qui sont ratifiés mais il faut dire qu’il ne peut y avoir d’Europe sans référence à Dieu et à Rome .

La conclusion de ce brillant colloque revient à Maître Jacques Trémolet de Villers : « Il nous faut un Roi car la monarchie est l’alliance du corps sacré et du corps profane. C’est la continuité avec la dynastie, Alors, comment faire un roi puisque nous en somme à l’époque du Prince ? Notre travail est justement de construire cette transition, en faisant un véritable mouvement politique car le mouvement conduit à l’action. Ce mouvement dira : nous allons faire un état, donc passer du Prince au Roi ».

par Philippe SCHNEIDER publié dans : L'Actualité Politique
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