Extrait de la chronique de Me Trémolet : "les écologistes d’un jour nous mentent, à nous, qui, d’origine et de tradition, de mœurs et de goût, d’amour et de raison, sommes les vrais et les seuls
vrais écologues ! Nous ! Qui ? Nous ? Nous les pères et mères de familles qui transmettons à nos enfants, comme l’ayant reçu de nos parents, non seulement les gestes, mais, avant les gestes, le
regard sur le jardin, le champ, la forêt, le village, la maison. [...] Nous qu’on appelait les nostalgiques, les réacs, les ringards [...]. Maintenant qu’ils viennent, enfin, sous la pression des
faits et par calcul électoral, sur notre terrain, et, c’est le cas de le dire, sur notre terroir, ils vont, forcément, nous y trouver, puisque nous y sommes… et ils ne pourront pas avoir le dessus.
[...] Est-il si difficile de comprendre que si les belles terres de France, celles de l’Europe, celles de la planète sont ainsi menacées par des convoitises anarchiques et une exploitation
effrénée, c’est que nous manquons, à l’échelle des nations – et tout particulièrement de la nôtre, la France – de vrais et bons maîtres du domaine ? [...] L’écologie politique, ce n’est pas un
parti de plus au parlement européen, un candidat de plus aux élections présidentielles. L’écologie politique c’est le règne d’une famille, de France, dans sa maison, la France. L’écologie
économique, celle qui traverse les crises, les bulles financières et les mirages, c’est l’économie étymologique – oikos nomos – la loi de la maison. L’écologie sociale, ce n’est pas celle qui dit «
la fraternité ou la mort » ; mais celle qui fait de tous les nationaux, des frères, des cousins ou des alliés parce que la nation est une famille de familles, gouvernée par une famille qui
s’appelle précisément la maison – oikos – et dont le discours – logos – est le discours de la maison (oikos-logos) – Ecologie." Michel Janva Tiré du "salon beige"