Pensée

"Le monde n'est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu'il est devenu objet de dialogue." HANNAH ARENDT

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Mercredi 9 juillet 2008
JEUNE PIED-NOIR INFORMATION
Voir pour plus de détails le site JPN : http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst
jeunepiednoir@wanadoo.fr - Tel : 06 80 21 78 54
 
Mercredi 9 juillet 2008
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LE PRESIDENT ALGERIEN A PARIS
 
APPEL POUR UN RASSEMBLEMENT EN MEMOIRE DES FRANCAIS D'ALGERIE VICTIMES DES ACCORDS D'EVIAN DU 19 MARS 1962
 
DIMANCHE 13 JUILLET A 15 HEURES
 
PARVIS DES LIBERTES ET DES DROITS DE L'HOMME - PARIS
 
(Place du Trocadéro - Métro Trocadéro)
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 "Si je suis élu Président de la République, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des Harkis et d'autres milliers de "musulmans qui lui avaient fait confiance, afin que l'oubli ne les assassine pas une nouvelle fois" - Nicolas SARKOZY, le 31 mars 2007 devant les représentants des Harkis et leurs enfants réunis au siège de l'UMP.
 
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COMMUNIQUE DE PRESSE
des Associations
AJIR - CNFA - JPN - UNHAS - UNLAS
(Communiqué commun ouvert à toutes les associations qui souhaitent soutenir cette demande collective nationale - Nous contacter.)
 
Le Président Algérien doit faire des excuses aux Français et aux Harkis
 

Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée , le Président de la République a invité à Paris les chefs d’états des pays riverains de la méditerranée, parmi lesquels le président algérien Abdelaziz Boutéflika.

 

Les Français, dont les Harkis, dans leur ensemble, n’ont pas oublié ses déclarations lors de sa visite officielle en juin 2000. Dans le JT de 20 heures de France 2, il avait qualifié les Harkis de « collabos » sous-entendant par là que les Français s’étaient conduits en Algérie comme les nazis le firent  en France durant la seconde guerre mondiale.

 

Cette diatribe, iconoclaste et inutile dans le cadre d’une visite officielle avait suscité de nombreuses réactions dont celle du président de la République , Jacques CHIRAC, qui s’était déclaré « choqué » par les propos de son homologue algérien lors de son interview du 14 juillet 2000.

 

La présence de Monsieur BOUTEFLIKA en France n’est pas souhaitable tant qu’il ne sera pas revenu sur ses propos scandaleux de juin 2000 et présenté des excuses circonstanciées aux Français ainsi qu’aux Harkis et à leurs familles.

 

Les séquelles de la guerre d’Algérie provoquent encore aujourd’hui des réactions fortes des deux côtés de la méditerranée et c’est se conduire en irresponsable que de jeter encore de l’huile sur le feu. C’est pourquoi les peuples algériens et français doivent dépasser les passions du passé et se tourner résolument vers l’avenir afin d’écrire une nouvelle page de leur histoire.

 

Se tourner vers l’avenir n’implique pas l’oubli du passé bien au contraire ! Des deux côtés de la méditerranée, un travail sérieux et impartial doit être entamé pour rétablir la complexité de la guerre d’Algérie ainsi que les responsabilités des uns et des autres.

 

Pour leur part, les Harkis réclament que toute la vérité soit faite sur le massacre de 150 000 personnes, femmes et enfants compris, par le FLN dans sa quête de revanche au lendemain du cessez-le-feu du 19 mars 1962.

 

Ce n’est qu’à ce prix que les relations franco-algériennes pourront s’apaiser et se normaliser.

 
CONTACTS PRESSE
 
Saïd MERABTI : 06 20 27 23 14
 
Bernard COLL : 06 80 21 78 54 - Alain MARTIN : 06 24 46 16 55
 
Pour plus d'information voir les sites associatifs rapatriés
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NON A LA VISITE DU PRESIDENT ALGERIEN
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
du Cercle Algérianiste
 
Abdelaziz BOUTEFLIKA présent à Paris pour le 14 juillet
Quel prix la France a-t-elle payé ?
 
Le Président algérien Abdelaziz BOUTEFLIKA vient d'annoncer sa présence au sommet de l'Union pour la Méditerranée prévu à Paris le 13 juillet prochain et probablement au défilé du 14 juillet. Ainsi, celui qui insulte notre pays depuis plusieurs années déjà  en le comparant à l'occupant nazi, en exigeant que la France reconnaisse les crimes de la colonisation, en qualifiant de génocide la présence française en Algérie sera reçu avec tous les honneurs dus à son rang.   C'est une triste nouvelle pour les Français d'Algérie, Pieds Noirs ou Harkis, qui ne sauraient oublier les outrances, les dérapages verbaux et le discours de haine de ce sinistre personnage. Nos compatriotes s'interrogent aujourd'hui légitimement sur le prix que la France et le Président Sarkozy sont prêts à payer pour s'assurer d'une telle présence.  S’agit-il d'une repentance officielle de la France ?  Cette présence raisonne comme une insulte envers tous ceux qui se sont sacrifiés pour l'œuvre de la France Outre-mer, envers tous ceux qui ont été victimes d'assassinats et d'enlèvements du F.L.N., envers tous les anciens combattants qui s'estiment aujourd'hui bafoués dans leur honneur. Cette présence est une véritable insulte à la France.
Thierry Rolando - Président national

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A l'occasion de la visite du Président algérien, Jeune Pied-Noir publiera sur son site les communiqués des Associations demandant Vérité et Justice pour les Français Rapatriés.
par Philippe SCHNEIDER publié dans : L'Actualité Politique
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Mercredi 9 juillet 2008
 

 

Bien que le " livre blanc " sur la Défense n'ait pas encore été publié, des indiscrétions savamment distillées donnent à penser qu'on s'oriente, sous couvert d'une modernisation de l’organisation, vers une très sérieuse détérioration de notre potentiel militaire.

D'après les informations qui commencent à filtrer, la Défense nationale va être mise à rude épreuve par “la cure d'amaigrissement généra-le", puisqu’il s’agit d'imposer des économies financières à l'administration française à la suite, notamment, des recommandations de la Commission de Bruxelles sur le déficit budgétaire. Le problème, c'est que contrairement à beaucoup d'autres administrations, l'Armée a déjà supporté à plusieurs reprises depuis vingt ans un tel " régime de minceur " qu'on peut se demander si, cette fois - ci, elle se remettra de cet érat d’anorexie dans lequel on la jette. Une fois de plus , elle va être mise à contribution, mais il est à craindre qu'il va être difficile à son organisme, déjà affaibli, de s'en remettre.

Le "régime minceur"

Apparemment, la loi de programmation militaire s'oriente vers la fermeture de trente régiments et de quinze bases aériennes, soit une cinquantaine d'implantations, et la suppres-sion de 42.000 postes budgétaires en sept ans, soit six mille par an. On ne parle pas des programmes de construction de matériel, mais quand on sait qu'avec le budget actuel, “la grande Muette" est déjà exsangue : en ce qui concerne le matériel courant, notamment les hélicoptères et les chars, mais aussi dans l'aviation. Depuis plusieurs années, les militaires en sont au système consistant à "cannibaliser" certains matériels pour se procurer des pièces déta-chées qui manquent cruellement. La marine, si l'on met de côté les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins balistiques, est réduite à la portion congrue, puisqu'elle est déjà privée de son unique porte-avions en période de réparation et bientôt de son porte-hélicoptères La Jeanne d’Arc, qui va prendre sa retraite. A cet égard, la doctrine très sarkoziste consistant à compter sur les pays étrangers pour nous approvisionner en matériel est terriblement dangereuse. S’imaginer que l’Europe va prendre la place de la France est une chimère. On se rappelle que pour faire passer la pilule de l'abandon de la construction d'un second porte-avions, on nous a dit qu'on allait s'entendre avec les Anglais pour la construction en commun du prochain. Patatras ! Toujours réaliste, le gouvernement britannique vient de décider de construire deux porte-avions pour sa seule marine, sans se soucier du mirifique projet français qui dort dans les cartons de la Place de la Concorde. Or les porte-avions marchent par deux comme les gendarmes.

De faux prétextes

Pour donner au bon peuple des raisons de croire que le gouvernement se préoccupe réellement d'augmenter les capacités militaires de notre pays, on agite des menaces qui n'existent pas ou qui, plutôt, ne sont pas vraiment du ressort de l'Armée. On s'inquiète tout d'un coup de la menace terroriste, mais on oublie de dire que le Ministère de l'Intérieur a déjà à sa disposition des milliers de policiers, soixante mille CRS et deux cent mille gendar-mes. On a surtout le toupet d'oublier que les frontières de la France sont ouvertes à cause de l'Europe de Schengen et qu'on laisse rentrer dans notre pays, chaque année, trois cent mille immigrants " légaux " et cent mille illégaux ! Loin de moi l'idée de penser que tous les immigrés sont forcément des candidats terroristes, mais nul doute que sur un si grand nombre il doit s'en trouver quelques uns…Cependant, on ne com-bat pas le terrorisme avec des hélicoptères et des chars ! Ce n'est pas en amoindrissant l'armée qu'on améliorera le combat contre le terrorisme. Le terrorisme se combat d'abord par une politique cohérente qui s'impose dans tous les ministères et pas seulement dans ceux qui sont chargés de la répression. Cette lutte nécessite par exemple la connaissance exacte des étrangers vivant sur notre sol et de la population en général. Savez-vous qu'il est interdit légale-ment de tenir des statistiques faisant état de la race ou de la religion des personnes résidant en France ? Cette lutte nécessite aussi une remise en ordre complète de l'Education nationale, en commençant par la mise au pas des Instituts de Formation des Maîtres, dont on a l'impression qu'ils ont pour but de former des révolutionnaires apatrides plutôt que des instituteurs fiers de la Nation. Il devrait être interdit aux médias, qu'il s'agisse de la presse écrite, des radios et des chaînes de télévision, et de se livrer au dénigrement systématique de la Nation, de son armée et de notre Histoire pour laisser place avec complaisance à une véritable propagande en faveur d'une société multi - ethnique et multi - culturelle. Ce ne sont là que quelques exemples de l'immense effort nécessaire pour remonter la pente. C'est dans cette intention, entre autres, que Nicolas Sarkozy avait été élu avec une confortable majorité. Malheureusement, il a, sur ce terrain, oublié ses promesse électo-rales…Comme l'écrivait récemment Ivan Rioufol dans Le Figaro, alors que Nicolas Sarkozy se soucie beaucoup du monde médiatique et des salonnards qui persistent à s'afficher de gauche, la société "s'est convertie depuis longtemps aux valeurs de la droite qui ont fait gagner Sarkozy : travail, mérite, famille, nation, identité, autorité, sécurité…

" Une armée ne se construit pas en un jour

Il est également essentiel de garder présent à l'esprit qu'une armée ne se construit pas en un jour. Elle est faite d'hommes qui ont besoin, non seulement de matériel, mais aussi d'un cadre intellectuel et moral, d'une certaine constance. On peut changer souvent de matériel, mais pas de motivations qui font qu'on est prêt à servir la patrie, voire à mourir pour elle. Il y a quelques jours, on a célébré le trentième anniversaire de l'opération aéroportée de Kolwezi. Le général, Gouverneur militaire de Paris, qui a fait partie jadis de cette expédition comme modeste chef de section au 2ème REP, a été interviewé à cette occasion. Il en a profité pour déclarer que la préparation des unités, leur formation technique et morale, demandaient du temps et beaucoup de soins. Un bon régiment, un bon navire, cela ne s'improvise pas. Dès lors, les changements qu'on impose à nos unités, à leurs chefs et à leurs soldats, sont nocifs lorsqu'ils se répètent trop fréquemment. La routine est certes mauvaise, mais les changements perpétuels sont également à déconseiller.

L'Armée est au service d'une politique

On l'oublie trop : l'Armée est au service d'une politique et son utilisation ne se conçoit que dans le cadre de cette politique nationale. Or, on ne sait plus très bien qu'elle est la politique étrangère du Président de la République et de Monsieur Kouchner, qui dirige le Quai d'Orsay. Le rapprochement avec les Etats-Unis, le retour dans le cadre de l'OTAN, les propos d'une rare agressivité vis-à-vis de l'Iran, l'augmentation du contingent français en Afghanistan, la brouille avec la Chine à la suite des manifestations pro-tibétaines, tout cela donne une impression de flottement et d'improvisation. Qu'est devenue la politique arabe de la France ? Qu'en est-il de notre politique vis-à-vis de la Russie ? Pourquoi parler sans cesse des " droits de l'homme " à des Etats qui s'en moquent ? Même les interventions de notre président pour tenter de faire libérer Ingrid Betancourt apparaissent comme flottantes et mal préparées. Pourquoi soutenir indirectement une guérilla marxiste, alors que c'est cette rébellion qui est coupable d' enlèvement et de séquestration. ? Mystère !

Georges Rousseau

par Philippe SCHNEIDER publié dans : L'Actualité Politique
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Samedi 5 juillet 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Les Français d'Algérie demandent à Ingrid Betancourt d'intervenir auprès du Président de la République pour les milliers de Français disparus en Algérie après le 19 mars 1962
 
Les rapatriés d'Algérie se félicitent de la libération d'Ingrid Bétancourt otage depuis plus de six ans d'un mouvement terroriste marxiste colombien. Ils partagent la joie de la famille, des amis et de tous ceux qui, en France et dans le monde, se sont mobilisés pour réclamer la libération de cette femme exemplaire devenue par sa résistance courageuse l'espérance de toutes les familles de disparus du monde.
 
L'heureux dénouement de la situation dramatique vécue par Ingrid Bétancourt et ses proches durant son long calvaire, des milliers de familles de Français d'Algérie et de militaires français enlevés et pris en otage après les accords d'Evian du 19 mars 1962 en Algérie auraient aimé pouvoir le vivre.
 
A la veille des cérémonies commémoratives des enlèvements massifs de civils du 5 juillet 1962 à Oran qui se dérouleront dans de nombreuses villes de France, ils demandent à Ingrid Bétancourt de bien vouloir intervenir auprès du Président de la République française pour que la vérité soit enfin révélée sur le sort de ces disparus "oubliés", hommes, femmes et enfants dont les familles sont sans nouvelles depuis 46 ans. Ils demandent en particulier que toutes les archives soient ouvertes sur les disparitions survenues à Oran le 5 juillet 1962, alors que l'armée et la gendarmerie françaises présentes sur place avaient reçu l'ordre de ne pas intervenir pour protéger la population française. Ils souhaitent que la question du sort des disparus de 1962 soit un préalable à la participation de l'Algérie à l'Union de la Méditerranée.
 
CONTACTS
 
Bernard COLL : 06 80 21 78 54 - Alain MARTIN : 06 24 46 16 55
 
Voir la liste des cérémonies en mémoire des disparus du 5 juillet 1962 sur les sites associatifs rapatriés


par Philippe SCHNEIDER publié dans : L'Actualité Politique
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Vendredi 4 juillet 2008
15 otages ont été libérés en Colombie dont Ingrid Betancourt. C'est un grand succès de l'armée colombienne et de sont Président Alvaro Uribe qui a su prendre le risque d'une opération militaire. C'était, nous l 'avons écrit plusieurs fois sur ce "blog" ou dans la Lorraine Royaliste, la seule solution acceptable. On ne peut et on ne doit en aucun cas négocier avec les tueurs marxites des "FARC".
Grand succès pour le Président colombien, c'est aussi une grave échec - justifié - de tous ceux - dont, hélas, le pouvoir de la république française - qui avaient prôné la lâche politique de négociations avec ovec les terrotistes.
Il est vrai que le Président Sarkozy a du mal à approuver une opération militaire exemplaire, lui qui veut détruire l'armée française !!!
Il faut maintenant continuer à "irradiquer" ce qui reste des FARCs en ne leur laissant que deux choix : se rendre en libérant leurs derniers otages ou mourir les armes à la main.

Philippe SCHNEIDER
par Philippe SCHNEIDER publié dans : L'Actualité Politique
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Vendredi 13 juin 2008

 Une espérance tangible

La qualité des interventions de notre colloque du 29 mars et l'amitié festive de la soirée qui suivie méritent qu'on revienne sur cette journée.

D'abord parce que les exposés des conférenciers furent un modèle de ce que nous devons faire pour stimuler l'intelligence politique française. Notre force est d'avoir raison, chantons nous dans la Royale pour bien affirmer notre confiance dans l'intelligence. Encore faut-il qu'elle se manifeste de façon réaliste et non idéologique. Les intervenants de notre colloque ont fait la preuve de leur sagacité critique et de leur capacité à répondre aux interrogations du présent. Le projet national et royal est apparu comme une claire et simple nécessité. La crédibilité des institutions dont le prince est la vivante image gagnera beaucoup à cette participation pertinente aux débats culturels, sociétaux ou institutionnels corellés à nos préoccupations politiques.

Ainsi, de la démonstration sans faille du professeur DONNIER quant au besoin de légitimité qui est la question centrale de toute réflexion sur l'Etat. La légitimité suppose une autorité qui s'impose au pouvoir afin de donner aux décisions politiques une conformité aux lois fondatrices de la cité. Ces principes supérieurs  sont, par nature, stables et indépendants des volontés passagères et donc fugaces. Le caractère démocratique du pouvoir suppose un consentement donné à un moment précis et il en résulte que la légitimité dans ce seul cadre ne peut qu'être illusoire, car "on ne peut fonder sur un consentement momentané ce qui est par nature un invariant". Pour que le pouvoir soit légitime, il faut qu'il soit couvert par une autorité qui lui soit extérieure et qui garantisse la conformité au bien commun. La légitimité réclame une autorité qui ne peut être que royale.

En traitant de  politique et religion, Gérard LECLERC a montré combien aujourd'hui la question religieuse restait éminemment politique. Il est en effet impossible de la mettre sous le boisseau et il convient d'examiner avec intérêt la façon dont le tabou de la neutralité de l'Etat a été brisé par le président de la République à l'occasion de plusieurs discours. Ils réintroduisent dans la réflexion politique contemporaine la question religieuse qui, discours ou pas discours, est une réalité sociale qu’il serait vain de vouloir écarter ou supprimer.

Yvan BLOT s'est posé la question de ce qui manque à la société française. Pour cela il est parti du constat des quatre grands maux que sont l'individualisme, la massification collective, l'égalitarisme maniaque et le déracinement croissant. Or ils ne sont pas résolus en raison de la méthode bureaucratique de les traiter. Cette méthode n'envisage jamais la finalité, mais seulement la gestion. Elle s'apparente ainsi à l'attitude de l'enfant que préoccupe la satisfaction présente, alors que la maturité politique consiste à sacrifier éventuellement le besoin immédiat pour le contentement à venir. Ainsi la démocratie est-elle à la fois cause des problèmes et oblitération des solutions.

Le professeur TOURNAFOND a mis toute sa rigueur de juriste à définir la démocratie, à poser la question de son utilité et de son fonctionnement. Il apparaît évident qu'elle correspond à une confiscation du pouvoir par une minorité organisée qui l'emporte sur une majorité désorganisée. Une oligarchie donc ! Il découlait de sa démonstration que la monarchie était le moyen d'aboutir à un régime mixte, sans doute le moins mauvais de tous les systèmes politiques.

Xavier WALTER aborda ensuite la question européenne sous le double aspect du cosmopolitisme et du renoncement. Son exposé très dense démontra, entre autres vérités, la pertinence du “Politique d'abord”: la logique des systèmes est plus forte que la volonté des individus.

Le Professeur François-Georges DREYFUS analysa les limites de la représentation politique telle qu'elle est conçue actuellement. Ses défauts sont nombreux, a-t-il expliqué, et il y a nécessité de remettre à plat toutes les instances de représentation afin de réfléchir à la façon dont les forces vives pourraient être correctement représentées. Le professeur enrichit sa réflexion de propositions comme celle d'intégrer le Conseil économique et social au Sénat afin que de purement consultatif il soit associé au pouvoir législatif.

Pour clôturer ce colloque, Maître Jacques TREMOLET DE VILLERS parla du Prince. Car, dit-il, nous sommes à l'époque du Prince et non à l'époque du Roi. Et le seul mouvement sérieux qui soit, c'est de faire un Etat, c'est-à-dire de passer de “la puissance” à “l’acte” , ce qui est la définition  philosophique du “mouvement”. Autrement dit, passons du Prince au Roi, accompagnons-le vers la Majesté royale.

Ces exposés brillants ouvrent sur un avenir possible. Ils témoignent qu'être royaliste est une façon de solliciter l'espérance.

Cette journée a réuni des amis divers dont le rassemblement constitue le résumé de l'histoire du royalisme français depuis cinquante ans. Il y a aussi dans cette amitié d'esprit et ces retrouvailles une grâce qui est une force et déjà une espérance tangible.

 

Bernard PASCAUD

par Philippe SCHNEIDER publié dans : L'Actualité Politique
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