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"Le monde n'est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu'il est devenu objet de dialogue." HANNAH ARENDT

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L'Actualité Politique

Vendredi 9 février 2007

Entretien avec Jean d’Orléans :  « c’est la France qu’il faut servir ».
(source : Valeurs Actuelles, numéro 3660 du 19 au 25 janvier 2007.)) 


Quel jugement portez vous sur l’état de la France ?
Je trouve le débat politique assez pauvre. Tous les candidats à la présidentielle sont dans le circuit partisan depuis de nombreuses années. Ils ont du mal à prendre de la hauteur. Ils font des propositions mais sans vrai projet pour la France. Ils prétendent tous régler dans le moindre détail : l’activité des entreprises, la vie de famille, la façon d’éduquer les enfants… Il devient alors très difficile de prendre une initiative sans qu’on vous oblige à rentrer dans le rang. Tout est corseté politiquement, intellectuellement et juridiquement.

L’Etat étouffe les initiatives ?
Cette " frénésie " ne fait pas une politique. Quelle ambition ont-ils pour notre pays ? Quelle place veut-on que la France tienne dans le monde ? C’est à ces questions qu’il leur faudrait répondre. Mais comment le pourraient-ils ? Ils sont sans cesse soumis à la pression des lobbies qui exigent la satisfaction d’intérêt particuliers dans les plus brefs délais, au détriment du bien commun. Tout est traité dans l’urgence, sans qu’on sache sur quels principes se fonde l’action publique. Et un gouvernement a besoin de temps pour conduire sa politique.

Ce n’est plus le cas ?
Non, les institutions n’offrent plus la durée nécessaire à la poursuite d’une ambition nationale. Dés lors, comment relever les défis de la mondialisation ? Quand on sait ce que supportent nos entreprises : les charges, les 35heures, une législation tatillonne.. Nous pensons être les meilleurs du monde peut être, mais le monde bouge… et parfois sans nous. L’inde, par exemple, possède un système éducatif qui nous rattrape, voire nous dépasse.

Vous avez voyagé à l’étranger ?
Je connais bien les Etats-Unis, l’Amérique latine, le pourtour méditerranéen. Je découvre le Proche-Orient. J’aimerais aller au japon. Il faut lire la presse étrangère pour comprendre que la France ne conservera pas son rang, si ses dirigeants n’ont pas d’ambition pour elle. Le rôle d’une politique, c’est de faire le lien entre le génie d’un pays et le défis qu’il doit affronter.

Qu’est ce que la France, pour vous ?
Ce qui symbolise le mieux à mes yeux, c’est la cathédrale de Chartres. Parce qu’elle plonge ses fondations dans la terre et que sa flèche monte au ciel " dans le seul élan qui sache un peu monter "a écrit Charles Péguy. Pour moi, c’est ça, l’image de la France. Celui qui n’a pas marché dans ses chemins, ni couru ses forêts, celui qui n’a pas bu son vin, ni mangé ses fromages, celui-là ne connaît pas notre pays.

Connaître ses racines pour préparer l’avenir ?
Pour moi, il faut penser global et agir local. Les français ont un géni propre. Nous sommes à la pointe de la recherche sur l’énergie nucléaire, par exemple,, je me suis rendu l’été dernier à Cadarache, qui doit accueillir Iter : le monde entier est venu s’y installer.

Vous voyagez beaucoup en France ?
Je fais plusieurs déplacements par an, depuis dix ans, et aussi dans le cadre de mon association Gens de France. J’essaie de mettre en lumière les initiatives locales ou nationales, à travers la presse qui m’accompagne, je rencontre les Français pour partager leurs passions. Comme eux, par exemple, je m’intéresse beaucoup, à la culture. Je suis d’ailleurs en train de créer mon entreprise pour promouvoir notre patrimoine français.

Quelle est la mission du " prince chrétien " que vous êtes ?
Servir son pays. Je crois qu’il n’y a rien de plus important que le respect de l’homme, depuis sa conception jusqu’à la fin de sa vie. Mais servir la France, c’est aussi veiller à sa prospérité. Si certains choisissent de la quitter, n’est-ce pas qu’il y un problème ? Je m’intéresse aussi beaucoup à l’éducation et à la recherche : ce sont les sources de notre avenir. Enfin, je suis attentif aux questions locales, comme aux problèmes internationaux : je suis très attaché à la francophonie. J’entends dire qu’il faut sauver la République. Mais la République n’est qu’un moment de la France. C’est la France qu’il faut défendre, car c’est à la France que les français sont attachés. 

                                                                                   Propos recueilli par: Fabrice Madouas.

Par Philippe SCHNEIDER
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Dimanche 6 mai 2007

Quelle nouvelle réforme pour l'Education Nationale ?

          

            Deux rapports d'audit du ministère du Budget et de la Réforme de l'État dressent un bilan accablant de la gestion de notre système éducatif. Selon eux, le coût annuel moyen d'un collégien s'est accru de 33 % entre 1990 et 2004, pour s'établir à 7 400 euros ; celui d'un lycéen a même progressé de 50% sur la même période, pour atteindre environ 10 000 euros (soit 30 % de plus que la moyenne de l'OCDE). Une bonne partie de cette évolution est due à la hausse du nombre d'enseignants entre 1995 et 2004, alors que sur la même période le nombre de collégiens diminuait de 5,7 %. La différence entre la suppression de 8 946 postes qui aurait pu être effectuée de 1995 à 2004 et la situation effective (création de 2 204 postes) équivaut à un coût de 3,9 milliards d'euros. Et pourtant, les résultats sont mauvais : un quart des élèves seulement est au niveau des programmes à la fin du collège et un élève sur six se trouve en grande difficulté. Ce qui montre les limites de l'escalade indéfinie des moyens. Mais les réflexes marxistes se font encore insistants dans la sphère bureaucratique, au point de persuader l'opinion comme les politiques que l'ampleur des moyens consacrés à une mission entraîne mécaniquement sa réussite, indépendamment de tout critère qualitatif.

            L'Université, quant à elle, avec ses 1,4 million d'étudiants, rencontre des difficultés à s'adapter à l'explosion du nombre de bacheliers qui représentent désormais 62 % d'une classe d'âge, contre 20 % en 1970. Le taux d'échec à l'Université s'élève à 45 % à la fin de la première année. On ne s'étonnera donc pas de voir différents observateurs, enseignants ou non, s'interroger sur une éventuelle sélection à l'entrée de l'université. La dévaluation du baccalauréat, décerné trop facilement à trop de lycéens, serait ainsi entérinée : il n'ouvrirait plus à lui seul l'accès à l'Université.

            Jean-Robert Pitte, président de la Sorbonne, constate pour sa part que le premier cycle universitaire sert à masquer le chômage des jeunes, avec des moyens financiers réduits au plus juste, soit 3500 euros par étudiant et par an. La France est ainsi le seul pays développé où un écolier de la maternelle coûte plus cher qu'un étudiant ! Pour remédier à cette situation, qui empêche de dispenser un enseignement de qualité, M. Pitte préconise une augmentation des droits d'inscription, ainsi qu'un numerus clausus sévère dans des disciplines telles que la psychologie ou la sociologie.

           En somme, l'Université, parent pauvre de notre système éducatif, sert de variable d'ajustement à une machinerie bureaucratique qui, de l'école primaire au lycée, est incapable de sélectionner et d'orienter convenablement les élèves. Chacun sait, de plus, que les taux de réussite au baccalauréat sont « lissés » suivant les académies, ce qui rend le bac nettement plus facile à obtenir à l'académie de Créteil qu'ailleurs, par exemple... Qu'une majorité de jeunes Français obtienne le baccalauréat ne doit donc pas être considéré comme une réussite de notre système éducatif, fut-elle claironnée par les ministres successifs, mais plutôt comme le plus formidable indice de sa débâcle. Ce n'est qu'à partir de ce constat que pourront être ouvertes des pistes de réflexion... pour une vraie réforme au service de la personne et non d'un système.

Frédéric DELAMBRE

in Politique Magazine N°52 (mai 2007)

 

 

Par Philippe SCHNEIDER
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Lundi 4 juin 2007

                              Au-delà du bavardage parlementaire 

             Dans l’éditorial de L’Est Républicain de ce lundi, Pierre Taribo se dit déçu du tour que prennent les élections législatives fort attendues par certains les 10 et 17 juin prochain. Déjà que nous sortons d‘«une campagne sans grand ressort»… Pierre Taribo n’échappe pas à un certain désenchantement, mais fait tout de même preuve de lucidité. Il comprend que l’intérêt seul est roi. « Au fond », n’est-ce pas, c’est toujours le même tralala, la même surdité, la même indifférence, la même inefficacité politique sinon celle des « vieilles godasses électorales » que « rehaussent les grands partis ». Finalement, le système républicain ne serait pas une comédie à rebondissement. C’est bien cela, pas moyen de « rebondir ». Ce serait du réchauffé, toujours. Ce serait pas drôle, en fait. Oui, c’est bien triste. Il n’y a rien à faire, les belles paroles et les coups d’éclat ne suffisent plus. Mais c’est bel et bien la réalité qui empoisonne la vie politique française depuis de trop nombreuses années. Ce qui la rend d’ailleurs vide de sa substance, le soucis du Bien Commun ne faisant plus que doucement rigoler le petit cercle têtu des décideurs
. Le système est ainsi fait. Il n’y a désormais plus lieu de s’en étonner. Si les Français ont besoin d’être éclairés sur les « enjeux » en cours, ce ne sera par sur ceux des politiciens professionnels mais bien sur ceux de l’avenir, de l’avenir de leur pays dont l’horizon est bouché.

             Cet écran noir et sans perspectives c’est ce que nous recevons dans nos boîtes aux lettres: les cordiales courbettes pour les législatives de cette bonne tête de Laurent Hénart que l’on voit sourire partout sur les affiches. L’ardent défenseur d’une Constitution Européenne veut faire croire, comme le font ses supérieurs et tous ses « collègues » de l’autre bord, qu’il saura « changer les choses en profondeur » mais, comme tous les autres, il ne le pourra pas. Il est poings et mains liés. Encore une fois, ce n’est pas une question de parti, ni de personnes (ce dont le système actuel voudrait nous persuader), mais il faut chercher le problème au cœur même des institutions républicaines bien installées et presque lavées de tout soupçon. Le plus beau des régimes n’a pas tout dit aux Français: c’est un songe-creux.

            

              En surface on a droit à une perpétuelle agitation. Il faut bien faire croire qu’il se passe quelque chose. L’argent du contribuable mis à profit, un avenir bien réglé nous est préparé. Nous devons comprendre ce que cela signifie et reconnaître sans plus tarder l’odeur nauséabonde du fumier totalitaire. L’entreprise que les Français doivent entreprendre aujourd’hui pour se tirer d’affaire n’est pas des plus simples mais désormais indispensable. Ils vont devoir se réunir autour d’une table pour réfléchir et prendre conscience ensemble de la nécessité présente, qui les concerne directement: reconquérir leurs véritables libertés. Dans son entretien accordé à La Nouvelle Revue Universelle, le Prince Jean de France le dit clairement: « Ce dont les Français ont le plus besoin, c'est d'une énorme bouffée d'oxygène! Il leur faut se libérer de l'Etat sous la forme qu'il a prise au cours des deux derniers siècles. » Le but poursuivi par la Restauration Nationale est bien celui-ci: une conquête de la légitimité du pouvoir et des libertés réelles de la France réelle contre le « pays légal », qui est celui de la machine-à-rêves électorale, qui est une vue de l’esprit et surtout une détestable « machine à fric ». Cela rappelle le mot du père Henri Lacordaire dans une de ses lettres à Mme de la Tour du Pin: « Quelle pitié que les politiques qui ne regardent pas en haut, et qui se croient assez forts pour gouverner le monde avec des écus de cinq francs et des gendarmes! »… Porter notre regard au loin, c’est bien là l’axe majeur de notre réflexion politique.

 

Par Félix
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Mercredi 6 juin 2007

A la santé de la vie publique !

 

            Le désir de changement est sur toutes les lèvres. « Ça suffit! » En voilà assez! On désir du mieux, « en toute liberté » ou « une vraie majorité » pour agir, enfin. On veut rénover, on veut renouveler, et même révolutionner. On a, plus que jamais, soif d’un avenir meilleur car, de toute évidence, il y a urgence. Mais malheureusement, il n’y a plus d’espoir. Le danger est partout, un vent mauvais que rien ne semble pouvoir arrêter. Claude Imbert, dans son éditorial du Point, le 31 mai dernier, en a presque les larmes aux yeux: « L'avenir n'est plus ce qu'il était : l'espérance y rétrécit ». De ce point de vue, un regard sur ce que j’appellerai les extrémités de l’échiquier électoral, est des plus convaincant: « Les candidats du système UMP-UDF-PS promettent d’abord, trahissent les électeurs ensuite », nous clament les candidats du Front National, et ils n’ont pas tort mais le fait est, sans vouloir leur faire de peine, qu’ils sont loin de détenir la solution miracle. « Les classes populaires n’ont rien à espérer de la majorité qui sortira des élections législatives de juin », nous disent quant à eux les candidats de Lutte Ouvrière. Sans vouloir les vexer non plus, les « classes populaires » (entendues au sens chimérique de la lutte) sont mal barrées: leur « sort  » continuera à se « dégrader ».

              De telles conclusions semblent bien pessimistes. Serions-nous contraints de nous faire professeurs de désespoir? Goûterions-nous au cercle infernal de l’absurdité? Effectivement. Nous ne citerons jamais assez Charles Maurras sur ce point: « Il n’y a pas de fatalité dans l’Histoire, et aucune évolution n’est irréversible, malgré les apparences, les politiques et les idéologies. » Ce qui recoupe aussi une autre formule célèbre de Maurras: « Le désespoir en politique est une sottise absolue. » Eh! bien ne soyons pas sots, par conséquent ne soyons pas désespérés. Mais quand on espère, encore faut-il espérer bien. C’est pourquoi les royalistes mettent leur espérance dans ce qui peut aboutir, pas dans ce qui ne le pourra jamais. On voit à ce mot les petites tantes du néo-réalisme faire la culbute en riant comme des folles, comme le disait si bien Georges Bernanos. « Mais vous, royalistes, vous êtes des anachronismes dans l’Histoire des idées, de l’Histoire, vous êtes complètement dépassés, vous êtes à côté de vos pompes! » Mais les royalistes ne se laisseront pas avoir par de tels propos. Le projet politique que nous portons (et c‘est pourquoi nous en sommes fiers), sans relever de la potion magique, est chargé de lucidité, parce que c’est le contraire d’un programme: il vise l’avenir. Et cet avenir nous le voyons à travers l’instauration de nouvelles institutions basées sur une véritable légitimité*.

 

            La fatalité est un véritable poison subversif. C’est aussi un espèce de confort intellectuel personnel, c’est la justification de la paresse et de la démission propre au régime démocratique tel que nous le connaissons. Son terrible mécanisme (à bout de souffle, nous en sommes convaincus) n’a eu de cesse de vouloir nous convaincre que tout était fichu. Désormais nous le croyons, et nous n’avons plus à penser qu’à notre nombril et à se ficher de la Société française. Ce que nous oublions aussi, et même surtout, c’est ce qu’un Pape appelait « le sommet de la charité », c’est-à-dire la Politique. Parce que faire de la politique c’est s’occuper des autres. C’est humain, et c’est le choix des royalistes.

 

             La France a besoin d’un traité d’espérance historique et politique. Si chaque candidat y va de sa priorité la plus retentissante, la nécessaire réflexion sur l’Etat n’est pas menée. Résultat, nous le répétons: les blocages institutionnels ne sont pas libérés, et la confiance des Français à l’égard de la politique n’est pas restaurée. La Monarchie est, pour nous, la conclusion d’un raisonnement politique que l’expérience vérifie, et nous constatons aujourd’hui qu’elle correspond aux besoins actuels du pays. Un Prince est là, Jean de France**, tout prêt à répondre à ce que l’on peut attendre de lui. Mais que fait-il, diront certains, loin des cotillons et des paillettes? La réponse est claire: il travaille.

 

            Cette intéressante question posée par un internaute nommé « Césaire » sur le site du Point nous amènera à conclure: « N’entrerions-nous pas dans une ère nouvelle, d'âpre mais passionnante liberté d'être enfin à la hauteur de ce que nous sommes? »

_______________

* La Légitimité, de Bruno de Chergé - Editions La Colombe.

** Toutes les infos sur le site web de l'association "Gens de France": www.gensdefrance.com

 

Par Félix
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Jeudi 5 juillet 2007

Le Président Sarkozy veut nous imposer ce que les Français ont refusé par référendum : la disparition de la France dans l'ensemble surpra national européen.

En effet, le traité simplifié reprend les principales dispositions de la défunte constitution européenne : un Président élu, un ministre des affaires étrangères - bien réel même s'il n'en porte pas le nom -, une généralisation pratiquement totale du vote à la majorité.

Si ce traité est simplifié, ce sera une nouvelle étape grave dans la disparition de notre pays.

Y aura-t-il assez de parlementaires courageux pour s'opposer au changement de constitution que ce traité exige ? Il est probable que non.

Sarkosy poursuit donc la politique de trahison menée par Chirac. C'est la logique républicaine.

Il est vraiment temps de se mobiliser pour redresser la France, ce qui ne pourra se faire sans son ROI.

Philippe SCHNEIDER

Par Philippe SCHNEIDER
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