Nicolas SARKOZY est passé en « coup de vent » en Lorraine pour visiter le site industriel de Gandrange et fait des promesses…
Christine LARGARDE l’a suivi à Toul.
Deux sites industriels qui doivent disparaître, deux de plus dans une Lorraine, une France en voie de sous-développement. Pourtant, les
deux problèmes sont totalement différents.
A Toul, nous avons appris la fermeture prochaine de l’usine Kléber. Kléber est le nom d’un ancien fabriquant de pneus repris par le
géant français Michelin. Dès le départ, pour ce dernier, il s’agissait surtout d’éliminer un concurrent, l’usine de Toul était à terme destinée à disparaître. La Société Michelin propose par
ailleurs une forte aide au reclassement avec l’aide précieuse de la Société d’industrialisation et de développement économique (SIDE), filiale de Michelin. Certes des améliorations peuvent être
apportées à ce plan, mais il est réaliste. D’autre part, la production de pneus et de ses dérivés en France est importante et très efficace.
A Gandrange, c’est un tout autre problème. Nous nous trouvons dans la filière acier en pleine expansion dans le monde. En fait, nous
continuons à payer aujourd’hui la criminelle politique de Giscard qui a sacrifié en son temps la sidérurgie française. A l’époque, elle fut décrétée non rentable alors même que des usines ultra
modernes étaient en construction. Certaines même – j’ai vu celle de Longwy - furent détruites une fois construites sans avoir fonctionné une seule journée. Quel gâchis ! Giscard et ses amis
croyaient que l’acier n’avait plus d’avenir. Notre petite voix « prophétisait » bien qu’il n’en était rien et qu’il fallait consolider en continuant à la moderniser notre sidérurgie,
rien n’y fit !
Il resta bien sûr quelques unités de production, bientôt regroupées dans un ensemble plus ou moins européen qui marchait relativement
bien mais avait perdu beaucoup de poids. Cet ensemble fut racheté par un groupe indien. Celui-ci ferme maintenant une usine, d’ailleurs une des plus anciennes qu’il ait rachetée. D’autres
suivront sans doute. A côté de cela, s’insurgent nos politiciens, le groupe Mittal fait des bénéfices records. Et alors ! Au même moment, on apprend que ce même groupe investit des sommes
colossales dans la construction d’usines sidérurgiques en Inde. Monsieur Mittal s’est acheté les brevets européens, fait des bénéfices qu’il réinvestit dans son pays pour aider à son
développement. Ce n’est pas moi qui le lui reprocherait, au contraire. Nous continuons à payer la politique giscardienne et le manque de politique française industrielle depuis.
Alors, Sarkozy, tel Zorro, annonce que, lui, va tout
arranger comme il l’a fait pour Alstom. A noter qu’Alstom était cependant une entreprise française et qu’il a quand même « bradé » quelques unités du groupe… Enfin, on a évité le
pire ! A Gandrange, ce n’est pas la même chose : pense-t-il donner de l’argent à Mittal pour qu’il garde quelques années de plus l’usine ? Cela ne servirait à rien, serait de
l’argent perdu et, en plus c’est interdit par l’Union Européenne (à la rigueur, cela, on s’en f…). Il pourrait aussi nationaliser l’usine ! A la rigueur, cela pourrait se comprendre si
derrière cela, il y avait un but à long terme de reconstituer une sidérurgie française. Seulement, voilà, en république, le long terme, on ne connaît pas. Aussi, derrière des mots, il n’y aura
rien de fait. On dépensera de l’argent, même si on en a plus, (il faut bien faire semblant d’agir !) mais en pure perte.
D’ailleurs, que pourrait faire d’autre notre gouvernement qui n’a plus la direction réelle de notre économie (à Bruxelles), de notre
monnaie (à Francfort), de nos finances, dans les mains de groupes internationaux si ce n’est mafieux (on sait qu’une importante partie des fonds spéculatifs qui passent continuellement d’une
bourse à l’autre, d’une entreprise à l’autre, ont des origines douteuses). Avec le traité de Lisbonne, la France vient scandaleusement de se lier encore plus les mains.
Alors, c’est bien beau de lancer des idées sur les mouvements financiers qui devraient respecter une certaine philosophie ( !), un
vague projet sur la Caisse des Dépôts et Consignations pouvant agir pour défendre des entreprises françaises ou les aider à l’extérieur, un peu à la manière des « fonds souverains » de
certains pays (Russie, Chine, Inde, Arabie Saoudite, Bahrein……). Excellente idée mais avec quel moyen et quel… droit (Bruxelles ne serait certainement pas d’accord !).
Notre Président parle, parle beaucoup, les actions manquent, prisonnier qu’il est d’un système (la république) et d’institutions
internationales (Europe) dans lesquels il nous enferme volontairement. Il semble que son principal souci soit de terminer son mandat sans trop de casse et après profiter de sa retraite. Ce n’est
pas cela un chef de l’Etat, un vrai : il doit diriger pour le bien du pays, ayant le souci de rassembler les Français, de transmettre l’héritage reçu en le faisant progresser. Pour cela, il
faut bien entendu une vision à long terme impossible dans notre république qui n’a plus rien de Française avec le traité de Lisbonne.
Seule la monarchie royale peut restaurer notre pays.