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"Le monde n'est pas humain pour avoir été fait par des hommes, et il ne devient pas humain parce que la voix humaine y résonne, mais seulement lorsqu'il est devenu objet de dialogue." HANNAH ARENDT

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Vendredi 13 juin 2008

Les conséquences de Mai 1968

Avec le recul du temps, il est plus aisé de porter un jugement objectif sur les conséquences des évènements dont on célèbre aujourd'hui le quarantième anniversaire.

 

Conséquences politiques

                       

Au plan politique, les conséquences directes des évènements de mai 68 ont été pratiquement insignifiantes. Rappelons que ces émeutes, ou prétendues telles, ont entraîné la dissolution de l'Assemblée Nationale et la tenue, en juin 68, de nouvelles élections. Par réaction à la " chienlit ", celles - ci ont amené à l'Assemblée une vague " bleu-horizon ", entendez par là une majorité absolue de députés gaullistes. Naturellement, les espoirs des groupuscules gauchistes qui étaient à l'origine de ces évènements ont été totalement déçus : la France ne s'est pas transformée en démocratie populaire de type stalinien ou maoïste, ni même en pays pratiquant une économie autogestionnaire de type titiste. Quant aux meneurs, ils se sont presque tous rangés, voire embourgeoisés : Daniel Cohn-Bendit est devenu un respectable sénateur en Allemagne, Glucksmann et Bernard-Henri Levy, des philosophes cajolés, Serge July est devenu directeur de journal, et Bernard Kouchner, ministre…

 


Les dégâts collatéraux

 

 


Cependant, si les conséquences politiques directes de mai 68 ont été très faibles, les “dégâts collatéraux” furent lourds. Il s'agit principalement de la "gauchisation" généralisée des entreprises qui ont un impact sur  l'opinion : organes de presse, maisons d'édition, radios, télévisions, industries du cinéma et du théâtre, dont la plus grande partie des personnels importants est directement ou indirectement issue du milieu des anciens soixante-huitards. Depuis lors, ces personnes véhiculent sans cesse des informations sous forme d' images ou de commentaires non pas fondées sur la réalité  mais sur des pré-supposés idéologiques tels que : " l'homme est né bon, c'est la société qui le rend mauvais ".

 

 


Le désastre de l'Education nationale

 

 


L'Education Nationale est la grande victime de mai 68. Presque toutes les mesures qui montrent,  encore aujourd'hui, leur nocivité, datent de cette période ou en sont la suite idéologique. L'enseignement a subi une véritable révolution : le professeur n'est plus le transmetteur révéré du savoir, il n'est qu'une sorte d' animateur chargé de faire apparaître ce qu'il y a de bien dans l'élève… Une circulaire de janvier 1969 recommande la suppression des compositions, de la notation de 0 à 20 et du classement par rangs, " qui pourraient créer un climat de rivalité et de jalousie ". Edgar Faure crée le " tronc commun ", grâce à quoi notamment le latin disparaît en 6ème, 5ème  et  4ème. La loi Haby ( 1975 ) permet le passage automatique de l'école primaire au collège et interdit le redoublement en CM2. L'autorité des professeurs est bafouée : certains se laissent tutoyer par leurs élèves. Ceux-ci fument dans les cours et les couloirs. Se mettre en rang dans la cour, se lever à l'entrée du professeur dans la classe, n'est plus de mise. On remplace le  cours magistral par des discussions fondées sur des documents, voire des émissions télévisées. L'enseignement de l'Histoire est chamboulé : on privilégie l'histoire des structures inspirée du marxisme, et la chronologie disparaît. N'importe qui, élève ou non, entre et sort des collèges et des lycées…

 

                                    

La destruction des valeurs


Une des plus terribles conséquences de mai 68 a été la destruction des valeurs sur lesquelles est fondée toute la civilisation. Grosso modo, celles-ci sont résumées  dans la formule bien connue: "  Travail, Famille, Patrie ". La famille, cellule de base de toute société car elle assure la reproduction de l'espèce et surtout la transmission des traditions, doit être protégée contre toute agression. Sans travail, il n'y a pas de vie organisée possible, il n'y a que des mendiants : c'est de cela qu'est mort l'Empire Romain. Enfin, toutes les cellules sont forcément réunies dans une communauté naturelle qui les englobe et les vivifie : la Nation, qui doit être respectée et sauvegardée. Toutes ces valeurs ont été depuis quarante ans violemment contestées, ou au mieux “ringardisées”, par les chantres de la révolution de mai 68. En particulier, la famille traditionnelle a été pratiquement détruite par deux mesures directement issues de l'idéologie soixante-huitarde : l'égalité entre les enfants naturels et les enfants légitimes (1972) et le divorce par consentement mutuel (1975). Rappelons qu'à l'heure actuelle un mariage sur trois  en France ( un sur deux dans la région parisienne) est dissout par le divorce et qu'un enfant sur deux naît hors du mariage. Quant au travail, n'en parlons pas. Il suffit de se rappeler le slogan : "sous les pavés, la plage" ! C'est là qu'on voit que les émeutiers ( ? ) de mai 1968 étaient, non des prolétaires, mais des enfants gâtés, des enfants de bourgeois qui allaient se défoncer en dehors des beaux quartiers…On sait l'hédonisme généralisé qui en a résulté. Quarante après, on en supporte encore les effets néfastes : chacun sait que la France est, de tous les pays développés, celui où on travaille le moins longtemps,  aussi bien chaque jour que dans toute sa vie, et  dont le taux de productivité diminue de plus en plus !

 

 


La catastrophe de la libération sexuelle

 

 


Je n'ai pas l'habitude de jouer les " pères - la - pudeur ", mais quand même ! La vague de la libération sexuelle a pris son essor en mai 68 et dans les années qui suivent. En 1974, la pilule anticonceptionnelle est remboursée par la Sécurité sociale. En 1975, la loi Weil légalise l'avortement. Ce n'est plus une vague, c'est un tsunami ! Tout est permis, tout peut être montré! Les dérives sexuelles les  plus atroces sont presque considérées comme normales et  ce n'est pas un hasard si la pédophilie apparaît au grand jour dans les années 1970 - 1980. Les films pornographiques sont montrés à la télévision, non aux heures de grande écoute il est vrai, mais franchement…La sexualité envahit même sournoisement la publicité : on ne peut plus vanter les qualités d'un produit sans montrer une belle fille peu vêtue !                       

 

 

                                  

Le mouvement de mai 1968 a été profondément nocif

 


En conclusion, force est de constater que les conséquences des évènements de mai 68 ont été globalement nocives pour notre pays et la société française. Non pas dans ses conséquences politiques immédiates, mais dans leurs effet secondaires et dans la "gauchisation" générale de l'intelligentsia qui se fait sentir encore aujourd'hui. Mais les dommages ont surtout été incalculables dans le domaine de l'éducation et des mœurs. La révolution sexuelle continue de faire toujours ses ravages, avec les conséquences les plus graves sur l'institution familiale, et par suite sur les enfants et adolescents, eux-mêmes victimes innocentes de la sottise et de l'orgueil des "combattants" de mai 68 !

 

                                                            

Georges Rousseau

par Philippe SCHNEIDER publié dans : SOCIETE
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Mercredi 16 avril 2008
La société Matelsom (site), qui commercialise des matelas de marques connues, a lancé le 17 février 2008 une campagne publicitaire dans le métro parisien. Plusieurs visuels l’illustrent dont un (voir ci contre), représentant deux hommes enlacés.

Le blog e-deo est entré en contact avec le responsable du service marketing de Matelsom qui a expliqué que son entreprise souhaitait monter en gamme et passer du statut de distributeur ordinaire accordant des remises importantes à celui de spécialiste de la problématique du sommeil. D’où une campagne intitulée ”et vous, comment dormez-vous ?”, ”à l’image de la France, avec des jeunes, des vieux, des hétéros, des homos”. e-deo a objecté que selon une étude récente sur la sexualité des Français, moins de 5% d’entre eux avouaient une expérience homosexuelle dans leur vie. “Ils ont le droit d’exister” a-t-il été répondu, ce que personne ne nie. Mais de là à faire la promotion et à banaliser le comportement homosexuel dans le métro, emprunté par des familles et des enfants ! Le service marketing de Matelsom a confié que leur coeur de cible était l’Île-de-France où les personnes adoptant un comportement homosexuel représenteraient selon son responsable un marché important. Il a admis que le visuel, “qui ne représente pas de scène à caractère sexuel” n’est pas anodin mais correspond aux valeurs de “tolérance” de l’entreprise. Matelsom a d’ailleurs pris soin sur son site de ne pas afficher le visuel homosexuel, afin de ne pas décourager de potentiels acheteurs.

La campagne avec un tel visuel va durer un an. Ce que nous ne pouvons tolérer.

Nous invitons nos lecteurs à exprimer avec fermeté et courtoisie leur désapprobation d’une telle campagne qui tend à choquer, à pervertir la jeunesse et à banaliser le comportement homosexuel.

Pour protester auprès de Matelsom : marketing@matelsom.com avec copie de votre courriel à direction@matelsom.com.

Nous vous invitons à contacter les fournisseurs du distributeur Matelsom pour leur dire votre déception de voir leur marque, dont vous avez une bonne image, accolée à une campagne choquante et que vous n’êtes pas seuls à être choqués.

  • Simmons : info@simmons.fr ou 08 00 77 70 58 (appel gratuit depuis un fixe)
  • Dunlopillo : service.client@dunlopillo.fr ou 01 30 98 10 64
  • Treca : chrystelle@treca.fr ou 01 30 98 10 64
  • Epeda : formulaire
  • Merinos : formulaire
  • Pirelli Bedding et Sealy : formulaire ou 01 53 45 50 00
  • Tempur : formulaire

Etre assimilées à la sodomie ne devrait pas faire plaisir à ces marques soucieuses de leur image…

Ne pas hésiter à relayer sur vos fora et à faire suivre ce post par courriel auprès de vos proches et ami(e)s.

Matelsom doit retirer ce visuel du métro, ou alors d’autres entreprises s’engoufreront dans la brèche et iront encore plus loin dans l’amoralité… Réagir est un devoir !

par Philippe SCHNEIDER publié dans : SOCIETE
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Mardi 12 février 2008

Laissez-les-vivre, Civitas, Renaissance Catholique, Action Familiale et Scolaire, Mouvement Catholique des familles, le collectif Papa, Maman et moi, Famille et liberté, Fédération orgavie et SOS Familles organisent un débat public mardi prochain, 19 février, à 20h30 sur le thème "La Famille euthanasiée ?". Le débat, animé par Jeanne Smits et Philippe Maxence, aura lieu à Saint Cloud, restaurant municipal, 4 rue des écoles. Le problème ? le voici :

Vers une politique de l’enfant unique ?

  • disparition du ministère de la famille dans le gouvernement FILLON
  • division par 3 des allocations familiales en valeur absolue depuis 1950 (en 1950 : 3 enfants = 75% du SMIG – en 2008 : 3 enfants = 25% du SMIC)
  • mise sous condition de ressources des allocations familiales (« DECISION » N° 268 du rapport ATTALI)
  • détournement de l’objet des caisses d'allocations familiales (transformées en caisses d’allocations sociales)
  • remise en cause du quotient familial
  • «normalisation des véhicules» et restriction de la circulation des familles (écotaxe ou «malus écologique», diminution du nombre d’enfants par véhicule…)
  • disparition programmée des réductions SNCF «familles nombreuses»
  • «normalisation» des logements

Halte aux sévices sociaux !

  • harcèlement des familles
  • entretien «psychosocial» obligatoire au 4e mois de grossesse (loi du 5 mars 2007)
  • transformation des PMI en avortoirs
  • nouvelle propagande pour l’avortement lancée le 17 janvier 2008 en Ile de France
  • service médical territorial obligatoire (par les PMI)
  • budget de fonctionnement faramineux de «l’action sociale» (50 milliards d’euros – UN MILLION de fonctionnaires territoriaux « d’action sociale »)

Eduquer nos enfants : un droit, notre choix, notre liberté !

  • obligation de mise sur le marché du travail de 67% des femmes (processus de Lisbonne)
  • mise en place d’un service public de la petite enfance
  • restriction de l’enseignement à domicile
  • école obligatoire à trois ans (voire deux ans)
  • suppression de la pension de réversion de la CNAV (réforme FILLON sur les retraites en 2003.
                     Nous approuvons totalement cette problématique. Notre gouvernement républicain poursuit systématiquement la politique révolutionnaire de destruction de la cellule familiale. 
           Mais il faut conclure : c'est l'idéologie républicaine qui veut cela. C'est donc ce régime qu'il faut réduire et remplacer par le régime naturel de la France : la Monarchie Royale qui instaure une famille à la tête des familles de France.

                                                                  Philippe SCHNEIDER

 

par Philippe SCHNEIDER publié dans : SOCIETE
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Vendredi 8 février 2008

 

 

 

Parmi les recommandations de la commission présidée par Monsieur Jacques Attali en vue de la " libération de la croissance française " ( sic ), il en existe une qui est une véritable provocation : il s'agit de celle recommandant de " relancer " l'immigration.

          Commençons par le titre de cette proposition, qui laisse supposer qu'on connaîtrait une pause dans l'arrivée de populations étrangères sur notre sol. Pour " relancer l'immigration ", il faut qu'elle se soit tarie ! Or il n'en n'est rien. Si le rythme des expulsions d'immigrés illégaux s'est accru de quelques milliers, le flot de pénétration des populations immigrées continue inexorablement, au rythme d'environ trois cent mille étrangers par an. Pour en revenir au plan économique, demander qu'on relance massivement l'immigration est très exactement l'inverse de ce qu'il faut faire, dans le monde d'aujourd'hui, pour libérer la croissance. On comprend que Monsieur Attali, qui était en 1981 un marxiste convaincu et le conseiller spécial du Président Mitterrand, n'a toujours rien compris à l'économie, bien qu'il se soit maintenant converti au libéralisme pur et dur.

 

Le libéralisme pur et dur

          Quel est le raisonnement de la Commission Attali ? Faire rentrer massivement des immigrés permettrait, dit-elle, d'éviter les " tensions sur le marché du travail ". En clair, cette " armée de réserve des travailleurs ", pour employer le langage marxiste, pèserait sur les salaires des travailleurs français, qui seraient obligés d'accepter des conditions très inférieures à celles pratiquées actuellement. C'est faire bon marché des réactions des travailleurs et de leurs syndicats : si l'on voulait relancer les luttes ouvrières du temps jadis et favoriser la renaissance des partis d'extrême - gauche, on ne ferait pas mieux ! C'est aussi oublier qu'il existe en France un salaire minimum garanti et donc que, à moins de faire travailler ses populations "au noir" - et l'on doute que la Commission aille jusqu'à recommander cette solution -, l'effet d'abaissement sur les salaires sera limité. Très visiblement, la Commission Attali a été séduite par l'exemple des Etats-Unis, dont la population a considérablement augmenté du fait de l'énorme arrivée d'immigrants venus notamment du Mexique. Mais d'une part, le cadre géographique et légal n'est pas le même. Aux Etats-Unis, la notion de salaire minimum est inconnue. En outre, le résultat de cette politique n'est pas probant.
D'autre part, les Etats-Unis connaissent une augmentation massive de la pauvreté. Un quart des américains vivent en dessous du seuil de pauvreté…Enfin, la croissance américaine, déjà ralentie, s'effondrerait si elle n'était pas soutenue par des taux d'intérêts les plus faibles du monde

 

L'immigration massive est une charge

          Mais allons plus avant dans le raisonnement de la Commission Attali. Elle constate qu'il existe en France des emplois offerts, dont on évalue le nombre , selon les sources, de 500.000 à 700.000, qui ne trouvent pas preneurs. Donc, dit la commission, faisons entrer en grand nombre des immigrés sans la moindre qualification technique et venant des pays les plus pauvres, qui n'hésiteront pas à accepter ces emplois,. Première erreur : ces emplois ne sont pas toujours à la portée de travailleurs sans qualification, loin de là. Même dans le bâtiment et les travaux publics on ne travaille plus guère avec une pelle et une pioche, mais avec des outils et des machines sophistiqués. Seconde erreur : la mauvaise adéquation entre l'offre et la demande d'emplois signalées ci-dessus existe depuis trente cinq ans, précisément à l'époque où a commencé une immigration massive, ce qui prouve que cette solution n'en est pas une. On constate d'ailleurs que c'est pendant cette période que la croissance économique française a décroché, passant de plus de 5% par an pendant les trente glorieuses", à 2% pendant les "trente pisseuses" ! Il est donc clair que l'immigration n'est pas synonyme de croissance !

 

L'adéquation entre l'offre et la demande

          En réalité, la seule solution pour faciliter cette adéquation est la diminution de la durée des
allocations de chômage, l'obligation pour les chômeurs d'accepter, au bout d'un certain temps, n'importe quel emploi proposé et surtout la limitation du RMI aux demandeurs ayant cotisé effectivement aux caisses sociales françaises depuis un nombre minimum d'années. Car, on n'ose pas le dire, c'est la trop grande libéralité d'attributions des subsides divers alloués aux quatre millions de personnes qui ne travaillent pas, dont un très grand nombre d'étrangers, qui grève lourdement la croissance. Pensez notamment à la Couverture Maladie Universelle, qui est une des causes de la faillite de la Sécurité Sociale et au nombre d'immigrants qu'il faut accueillir dans nos hôpitaux. Le financement de ces dépenses pèse forcément , sous forme d'impôts et de cotisations diverses, sur les actifs travaillant en France et pénalise notre croissance !

 

L'Europe et la mondialisation

          On est étonné de constater qu'un grand nombre des propositions de la Commission Attali vise le plus souvent des gadgets, tels que le statut prétendument privilégié don
t bénéficieraient les coiffeurs et les chauffeurs de taxis, mais qu'elle est muette sur les vraies raisons de la faible croissance économique de la France. Car, celle-ci s'explique, d'abord et principalement, par l'ouverture des frontières résultant de l'Europe et de la mondialisation.
C'est l'ouverture des frontières qui a permis la destruction quasi - totale de notre industrie, soit
par la faillite de nos entreprises, soit par la délocalisation de leurs activités. Comme l'a démontré depuis longtemps le professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'économie, l'ouverture des frontières n'est profitable que lorsque les membres de la communauté au sein duquel elle est pratiquée ont un niveau de vie et de charges à peu près équivalent. Autrement dit, l'ouverture des frontières françaises n'est valable que lorsqu'elle s'applique avec quelques pays d'Europe occidentale, mais elle devient destructrice lorsqu'elle joue avec des pays ayant un niveau de vie et de charges très inférieur aux nôtres. Comment notre industrie pourrait-elle lutter contre l'invasion de produits fabriqués en Chine ou en Inde ? Elle est sacrifiée d'avance !

 

L'erreur de Monsieur Sarkozy

          Monsieur Nicolas Sarkozy a été bien mal inspiré de constituer cette Commission et surtout d'en confier la présidence à Monsieur Jacques Attali. Ce personnage, digne produit de la technocratie, fait montre d'un orgueil incommensurable. N'a-t-il pas eu l'outrecuidance de dénommer les recommandations de sa Commission : " des décisions " ! Il faut dire que Nicolas Sarkozy lui a facilité la tâche en déclarant que toutes les propositions de celle-ci seraient appliquées. Le voilà bien attrapé !

 

                                                                                                     Georges Rousseau

par Philippe SCHNEIDER publié dans : SOCIETE
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Lundi 4 février 2008
 A l'heure où la France va voter - sauf miracle ! - la transformation de notre constitution et le traité de Lisbonne, il est intéressant de lire les déclarations de Monseigneur Rey reproduites par "le salon beige".

Monseigneur Rey : Problèmes éthiques soulevés par le traité de Lisbonne

Rey2_2 L'évêque de Fréjus-Toulon relève les reculs en matière éthique intégrés dans le traité de Lisbonne. Ils concernent des points essentiels et non-négociables : le respect de la Vie, le mariage, la famille, la protection de la vie des plus faibles.
Voici le texte de monseigneur Rey :

"Le vote du Parlement français rassemblé solennellement à Versailles le 4 février, puis celui des deux chambres séparément le 7 février, va autoriser la ratification du traité modificatif européen, dit de Lisbonne. Il est destiné à remplacer le projet de Constitution, que Français et Hollandais ont rejeté par voix référendaire en 2005.
L’incorporation dans le nouveau texte soumis aux élus de la nation de la Charte européenne des droits fondamentaux accordera de fait à ce “mini-traité” une valeur juridique contraignante pour les Etats signataires.

Cette Charte représente sur plusieurs points une rupture intellectuelle et morale avec les autres grandes formulations juridiques internationales, en présentant une vision relativiste et évolutive des droits de l’homme qui met en cause les principes du droit naturel.

Tout d’abord, la Charte stipule avec raison que “le droit de se marier et de fonder une famille est garanti”. Mais elle se garde de spécifier le sexe des conjoints. Elle dissocie explicitement la notion de mariage, de celle de famille. Ceci constitue une rupture avec la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée à l’ONU en 1948, laquelle définissait la famille comme l’union d’un homme et d’une femme, et faisait d’elle le socle anthropologique de la société.

De même, le texte proposé, qui consacre le principe de non-discrimination pour orientation sexuelle, ouvre ainsi la porte à la jurisprudence européenne pour reconnaître l’équivalence de tous les types de mariage, tant en ce qui concerne l’adoption d’enfants que la procréation médicalement assistée (cf. la récente condamnation de la France par la Chambre haute européenne des droits de l’homme, parce qu’elle avait refusé l’adoption d’un enfant par une femme célibataire homosexuelle). Progressivement, le droit à l’enfant prévaut sur le droit de l’enfant, en particulier celui de naître ou celui d’avoir un père et une mère.

Par ailleurs, la Charte restreint considérablement le domaine de la protection de la vie humaine. S’il est rappelé que seule la personne humaine a droit à la vie, la protection de l’enfant à naître est mise en cause, puisque, selon l’un des derniers avis rendus par le Tribunal européen, “l’enfant à naître n’est pas considéré comme une personne”. L’embryon humain, notamment in vitro, ne bénéficie plus d’une protection pénale. C’est ainsi que la Charte interdit seulement le clonage à but reproductif sans jamais mentionner le clonage embryonnaire à des fins thérapeutiques. Il s’agit, là encore, d’un net recul par rapport aux précédents instruments juridiques européens, en particulier par rapport à la Convention de biomédecine du Conseil de l’Europe adopté en 1997, qui précisait “qu’est interdite toute intervention ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain, vivant ou mort... ”.
La recherche sur les embryons surnuméraires, le diagnostic préimplantatoire, la fabrication d’embryons hybrides..., risque de ne plus être encadrée sur le plan juridique.

Enfin, la disparition de “l’interdiction d’infliger à quiconque la mort intentionnellement”, comme le reconnaissait la Convention européenne des droits de l’homme de 1950, ouvre-t-elle le champ à une dépénalisation de l’euthanasie et du suicide médicalement assisté ?

Dans sa première encyclique Dieu est amour, Benoît XVI souligne que  “L’Eglise veut servir la formation des consciences dans le domaine politique et contribuer à faire grandir les perceptions des véritables exigences de la justice” [1]. Au moment où nos parlementaires vont se prononcer sur le processus d’unification européenne, puissent-ils ne pas oublier les fondements éthiques qui garantissent le respect de la personne humaine, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle, et qui sont constitutifs d’une humanité respectueuse du droit des plus faibles".

A diffuser sans modération auprès de nos amis catholiques ou non et de ceux, députés et sénateurs, qui auront la lourde tâche et la responsabilité morale de se prononcer sur ce texte.

par Philippe SCHNEIDER publié dans : SOCIETE
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